La Météorite Géante qui a provoque l'EXTINCTION des DINOSAURES et son cratère cratère de Chicxulub au Mexique - Partie 2

 

Système canadien de référence spatiale
Levés géophysiques marines du cratère Chicxulub

Mise à jour initial des levés gravimétriques à Chicxulub
Mise à jour de novembre 1996 sur les levés du Cratère de Chicxulub
Comité consultatif sur les météorites et les impacts (CCMI) / Mesures de Gravité au Cratère de Chicxulub, Mexique

Cratère d'extinction à cartographier

Au mois de septembre et octobre 1996, la Division des levés géodésiques (DLG) a joué un rôle déterminant dans les levés géophysiques marines visant à cartographier le prolongement vers le large du cratère Chicxulub, dans le golfe du Mexique. Ce cratère est considéré par nombre de scientifiques, y compris une équipe dirigée par Alan Hildebrand de la Commission géologique du Canada (CGC), comme étant la signature de la comète ou de l'astéroïde dont la collision avec la Terre a déclenché l'extinction des dinosaures qui vivaient sur la Terre il y a 65 millions d'années, à l'époque du Crétacé.

cratère Chicxulub dans le golfe du Mexique
cratère Chicxulub dans le golfe du Mexique

Travaux antérieurs

Les levés gravimétriques et magnétiques effectués dans la péninsule du Yucatan ont révélé que la structure du cratère était circulaire, et les carottes de sondage ont aidé à définir la stratigraphie dans le cratère. Une pièce du casse-tête est toutefois manquante : quelque 30 pour cent du cratère gît au large dans le golfe du Mexique. Pour pallier le manque de données, un levé géophysique marin, commandité par le British Institutions Reflection Profiling Syndicate, par l'Université du Texas (U. du T.), par le National Geographic, par l'Institut panaméricain de géographie et d'histoire et par la CGC sera réalisé à partir du navire <<Longhorn>> de l'U. du T. en septembre. Des données sismiques, gravimétriques et magnétiques seront recueillies.

Rôle des Levés géodésiques

John Halpenny et Roy Cooper de la DLG seront chargés de recueillir les données gravimétriques, bathymétriques et magnétiques. Ils utiliseront le GPS pour situer les profils. Dans une seconde étape, le gravimètre, le sondeur de profondeur numérique et le magnétomètre seront transférés sur un navire plus petit pour cartographier les champs de pesanteur et magnétique près du littoral.


Mise à jour du levé gravimétrique à Chicxulub

La phase du levé gravimétrique en eau profonde a été complétée le 8 octobre. Les sillages du navire sont montrés sur la carte. Des mesures de la pesanteur ont été observées le long des 3809 kilomètres de sillage. Les résultats initiaux indiquent que les gradients gravimétriques associés au contour du cratère ont été cartographiés.

Le gravimètre a été transféré du navire "Longhorn" à un navire de 35 pieds (10.7 m) nommé "Aye Aye Sir" afin de commencer, à partir du 11 octobre, la phase du levé gravimétrique près des côtes. La durée de ce levé devrait être de 14 jours.

Les données magnétiques n'ont pas pu être mesurées étant donné que le magnétomètre a été perdu en mer durant la mobilisation. Cependant, le levé sismique a été complété tel que prévu.

Les sillages du navire
Les sillages du navire


Information de dernière heure sur le levé du cratère de Chicxulub - novembre 1996

La partie du levé gravimétrique marin en eau profonde s'est terminée le 8 octobre (3 800 kilomètres linéaires), et la partie exécutée dans la zone littorale, le 27 octobre.

Au total, l'équipe géodésique a recueilli des données sur 1 300 kilomètres linéaires dans la zone littorale. En outre, la CGC a recueilli des données à quelque 500 stations gravimétriques terrestres en octobre.

Malgré de nombreux problèmes d'équipement et de météo, la plupart des objectifs du levé ont été atteints et, selon des indications préliminaires, le contour du cratère aurait été relevé au large des côtes.

La réduction des données finales permettra d'obtenir une image plus complète du cratère.

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http://secretebase.free.fr/cycle/meteorite/meteorite.htm

LE METEORITE DU YUCATAN
Une météorite de 10 km aurait percuté la planète!

Il y 65 millions d’années, à la fin du Crétacé, une gigantesque météorite de près de 10 km de diamètre serait entrée en collision avec la Terre à la vitesse de 50.000 km/h. L’impact, d’une violence inouïe, aurait soufflé des régions entières, créant un immense raz de marée et projetant dans l’atmosphère suffisamment de poussières pour obscurcir le sol durant des mois. Incapables de vivre sans soleil, de nombreuses plantes auraient fini par mourir, suivies par les herbivores puis les carnivores… Près de 80% des espèces végétales et animales, dont les dinosaures, auraient ainsi disparu définitivement de la Terre.


LE CRATERE DE CHICXULUB


D’un diamètre de 200 km environ, le cratère de Chicxulub est enfoui sous près de 1000 m de sédiments. Cette structure n’est identifiable que par les anomalies gravitationnelles (en jaune et rouge) et magnétiques engendrées par des roches de densité et de composition hétérogène. À la surface du sol, le seul indice est la présence de cénotes (points blancs), énormes puits remplis d’eau douce et formés par la dissolution des roches calcaires. Ces cénotes sont disposés en cercle dont le centre coïncide avec le village de Chicxulub, sur la côte nord du Yucatán.


Seul problème : l’équipe scientifique de Gerta Keller, micropaléontologue à l’Université de Princeton, aux États-Unis, vient de montrer* que ce cratère s’est formé 300 000 ans avant la disparition des dinosaures !

La thèse de la météorite, proposée en 1980 par Walter et Luis W. Alvarez (Nobel de Physique 1978), recueille aujourd'hui de nombreux suffrages. Et pour cause, plusieurs indices géologiques montrent qu’un impact météoritique a bien eu lieu il y a 65 millions d’années, entre le Crétacé et le Tertiaire (la limite K-T).

Depuis le début des années 90, le cratère lui-même semble avoir été identifié. D’un diamètre de plus de 200 km, il se situerait dans la région mexicaine du Yucatan, sous le village de Chicxulub. Entre décembre 2001 et février 2002, le Chicxulub Scientific Drilling Project (CSDP) menait une campagne internationale de forage sur le site de Yaxcopoil à une soixantaine de kilomètres du centre du cratère. Gerta Keller et son équipe, membres du CSDP, ont pu étudier un échantillon de cette carotte prélevée entre 894 et 794 mètres de profondeur: Cette région comprenant la fameuse limite K-T.


Les chercheurs ont pu ainsi retrouver les traces de l’impact de Chicxulub, en particulier des roches fondues (appelées tectites) projetées lors du choc. Mais ils ont aussi pu constater que ces traces ne coïncident pas avec la limite K-T, riche en iridium, et correspondant à l’extinction des dinosaures. Les tectites et la limite K-T sont ainsi séparées par une couche calcaire d’une trentaine de centimètres riche en microfossiles et présentant une stratification : des indices montrant qu’un phénomène de sédimentation lente a eu lieu durant approximativement 300 000 ans. Ces travaux suggèrent ainsi que la météorite de Chicxulub n’est pas à l’origine de la fin du Crétacé. La vie, comme en témoignent les microfossiles de la couche calcaire, a pu continuer à se développer durant environ 300 000 ans, jusqu’à l’extinction massive qui a emporté les dinosaures.


DES FACTEURS MULTIPLES


Reste à trouver la cause de cette extinction massive. Pour Gerta Keller, comme pour le géologue français Vincent Courtillot, une météorite ne peut, à elle seule, provoquer une extinction de masse.

L'extinction de la fin du Crétacé n’a pas été aussi brutale qu’on veut bien le faire croire. Les coupes géologiques montrent en effet que de nombreuses espèces planctoniques ont commencé à disparaître plusieurs centaines de milliers d’années avant l’impact.

On sait désormais que la Terre a connu une période d’intense activité volcanique durant cette même période. Dans la région du Deccan, en Inde, une faille de 400 km a laissé échapper de la lave en fusion pendant plusieurs mois. Les '' Trapps du Deccan' ', couches de roches volcaniques parfois épaisses d’un kilomètre, en témoignent aujourd’hui.

Il n’empêche que la frontière K-T présente des traces évidentes d’iridium, un élément absent de la croûte terrestre et présent dans les météorites. Gerta Keller ne l’ignore pas et estime qu’il y a 65 millions d’années, 300 000 ans après l’impact de Chicxulub, une autre météorite dont on ne connaît toujours pas le cratère a porté le coup de grâce à de nombreuses espèces déjà fragilisées par le volcanisme du Deccan. Pour Jan Smit, un paléontologue néerlandais qui défend la thèse météoritique depuis de nombreuses années, la couche calcaire surmontant les traces de l’impact de Chicxulub a été apportée par le gigantesque raz de marée qui s’est produit juste après la chute de la météorite

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Le 10 septembre 2007 à 17h39
 

Le tueur de T-Rex a un nom : 298 Baptistina

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Les performances dont sont aujourd’hui capables les planétologues et les spécialistes de la mécanique céleste sont plus que jamais stupéfiantes, et ils sont les dignes héritiers de Le Verrier et Adams qui avaient découvert Neptune, déjà par le calcul, au XIXième siècle. Infiniment plus fort que Sherlock Holmes, ils auraient retrouvé l’identité d’un assassin d’il y a 160 millions d’années, dont le crime date, lui, de 65 millions d’années : l’extermination quasi complète des dinosaures.


Illustrations d'artiste des événements analysés dans l'article de Nature (Crédit : Don Davis).

C’est en conjuguant leurs efforts et leurs compétences que les docteurs William Bottke et David Nesvorny du Southwest Research Institute (SwRI) à l’Université de Boulder dans le Colorado, et leur collègue tchèque David Vokrouhlicky de la Charles University à Pragues, sont arrivés à faire la découverte aujourd’hui publiée dans Nature.

Selon eux, l’astéroïde qui a créé le fameux cratère de Chicxulub au Yucatan proviendrait en fait d’une famille de petits corps célestes située dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter : la famille des Baptistina. On pense en effet généralement que la disparition de près de 70% des espèces vivantes, à la limite séparant le Crétacé du Tertiaire, résulte de l’action conjointe des gigantesques éruptions basaltiques du Deccan en Inde mais, surtout, de l’impact d’un petit corps céleste de 10 km de diamètre, plus probablement un astéroïde qu’une comète, dont l’effet sur une biosphère déjà éprouvée par les épanchements basaltiques des Trapps a été déterminant dans ce qu’on appelle la crise K-T.

Pour identifier l’origine de l’astéroïde tueur de dinosaures, les chercheurs se sont basés sur les données chimiques et minéralogiques concernant la composition des Baptistina, ainsi que celles des échantillons provenant des débris de l’impact de Chicxulub, mais aussi principalement sur de savantes simulations numériques et calculs de mécanique céleste conduits à partir des données orbitales et des tailles des objets composants la famille des Baptistina. Pour les chercheurs, cette dernière résulterait de la collision dans le passé de deux gros astéroïdes qui se seraient alors fragmentés sous le choc.

Un des facteurs-clés de la réussite du groupe de chercheurs a été la prise en compte de l’effet Yarkovsky, plus précisément YORP, dont David Vokrouhlicky est un grand spécialiste. Les méthodes habituelles de calculs de la mécanique céleste, équations de Gauss, espace des phases ont aussi été utilisées en conjonction avec les calculs sur ordinateurs faisant intervenir les algorithmes de Monte-Carlo, mais des raffinements supplémentaires ont été ajoutés.

Quatre simulations différentes faisant intervenir tous les détails de la physique des collisions et de la mécanique céleste ont été conduites. En particulier, l’équipe a utilisé les codes « hydrodynamiques » que l’on emploie depuis longtemps pour modéliser les explosions nucléaires. Cela leur a permis de connaître la distribution en tailles des corps laissés par la collision, qui a dû s’effectuer à une vitesse supérieure à 10 000 km/h.

La chronologie du crime

Au final, la chronologie des événements, selon leurs travaux, serait donc la suivante :


Crédit : Southwest Research Institute).

A : Les observations au télescope et les simulations par ordinateurs suggèrent qu’un astéroïde de 170 kilomètres de diamètre environ, et de composition similaire aux chondrites carbonées, des météorites très primitives, a éclaté en plusieurs fragments il y a 160 millions d’années à la suite d’un choc avec un autre petit corps dont la taille est elle estimée à 60 kilomètres de diamètre environ. L’astéroïde 298 Baptistina, découvert par Auguste Charlois le 9 septembre 1890 à l’observatoire de Nice serait précisément le vestige du plus gros astéroïde.

B : L’ensemble des petits corps produits est donc ce qu’on appelle aujourd’hui la famille d’astéroïdes Baptistina. Elle comprend près de 300 objets dont la taille dépasse les 10 km et pas loin de 140 000 dont les dimensions sont supérieures à 1 km. Tous ont des paramètres orbitaux similaires dans l’espace des phases et sont de même composition minéralogique, ce qui justifie d’ailleurs leur regroupement en une famille.

C :

  • (1) À la suite de cette collision, ces différents objets ont commencé à dériver, entre autres sous l’action du fameux effet Yarkowsky. Rappelons brièvement en quoi il consiste. En raison des différences de températures entre la face éclairée et celle dans l’ombre, la différence de quantités de lumière rayonnées par un corps céleste produit sur lui des forces et des couples capables de modifier lentement mais sûrement sa trajectoire et sa vitesse de rotation ;
  • (2) Au bout du compte, environ 20% des objets de tailles kilométriques voient leurs orbites suffisamment modifiées pour leur permettre de s’échapper complètement de la ceinture d’astéroïdes et de se placer sur une famille d’orbites où les perturbations gravitationnelles de Jupiter et des autres planètes créent une « autoroute »  menant tout droit vers les planètes internes, dont la Terre ;
  • (3) Environ 2% seulement de ces objets ont été des géocroiseurs ayant heurté notre planète et, une fraction plus faible encore, la Lune.

D : Il est probable que parmi ces géocroiseurs, l’un soit responsable du cratère Tycho sur la Lune. Il a été formé par un impact il y a environ 108 millions d’années et son diamètre atteint les 85 kilomètres. En effet, d’après les calculs ce sont des dizaines de corps de plus de 10 km de diamètre qui ont dû s’échapper de la ceinture d’astéroïdes. Or, on constate une augmentation du nombre de cratères d’impacts importants sur Terre pendant la période du Crétacé s’étendant de moins 145 à moins 65 millions d’années avec un pic vers moins 100 millions d’années : exactement selon les prévisions des modèles numériques ! En l’absence de données plus précises sur le cratère Tycho, les chercheurs estiment tout de même à 70% les chances que celui-ci soit le résultat d’un impact avec un objet de la famille des Baptistina.


Le cratère Tycho est bien visible en bas à droite avec ses éjectats s'étendant sur un rayon de 1500 km (Crédit : NASA).

E : D’après les chercheurs, le cratère de Chicxulub, avec son diamètre de 180 kilomètres et son âge de 65 millions d’années au Yucatan, a 90 % de chances d’avoir été le résultat de l’impact d’un des géocroiseurs précédents. Là encore, les simulations numériques sont très favorables à cette hypothèses et, de plus, la composition de l’astéroïde responsable de l’astroblème du Yucatan est très similaire à celle des météorites carbonées du type de celle de Murchison, ce qui suffit pour éliminer bien des candidats potentiels parmi les familles d’astéroïdes. Il est exclu, par exemple, qu’il provienne de la famille de Vesta car ce sont tous des corps de type achondritique. Au contraire, les études spectroscopiques portant sur la composition minéralogique des Baptistina montrent une abondance de corps analogues aux chondrites carbonées.


L'impact de l'astéroïde au Yucatan (Crédit : Don Davis).

Si le modèle proposé par les chercheurs se confirme alors, c’est près de 20% des petits corps célestes proche de la Terre qui proviendraient de cet événement ayant eu lieu il y a 160 millions d’années. D’ores et déjà, la ceinture d’astéroïdes est scrutée à la recherche d’événements similaires qui auraient ensuite laissé leurs traces sur la Terre, la Lune et peut-être Mars et Mercure.

Peut-être, aujourd'hui même, un autre astéroïde de la famille des Baptistina fonce-t-il en direction de notre planète.

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L'impact de l'astéroïde tel que l'on peut-être vu les espèces du Crétacé (Crédit : Don Davis).
L'impact de l'astéroïde tel que l'on peut-être vu les espèces du Crétacé (Crédit : Don Davis).
 
 


25/11/2007
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