L'Effroyable Imposture : remet en cause la version gouvernementale américaine des faits et attribue la responsabilité des attentats à « une faction du complexe militaro-industriel

 

L'Effroyable Imposture

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Attentats du 11 09 2001
Sites de destruction
World Trade Center
Pentagone
Shanksville
Vols détournés
Vol 11 American Airlines
Vol 175 United Airlines
Vol 77 American Airlines
Vol 93 United Airlines
Enquêtes

Responsabilité

Commission d'enquête
Rapport final
Divers
Théories du complot

L'Effroyable Imposture [1] est un livre écrit par Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire, qui développe une thèse controversée au sujet des attentats du 11 septembre 2001. Bien qu'il ait été critiqué dans la presse, il est devenu un « best-seller » traduit en 27 langues. Il remet en cause la version gouvernementale américaine des faits et attribue la responsabilité des attentats à « une faction du complexe militaro-industriel ».

À sa sortie, le livre est salué par une partie de la presse internationale (par exemple Népszabadság (Hongrie) et La Tercera (Chili) du 13 mars 2002), avant d'être fortement critiqué par la presse française (Libération du 16 mars, Le Monde du 21 mars). Il conserve néanmoins des partisans, y compris dans les milieux politiques et universitaires, notamment dans des pays qui ne sont pas des alliés militaires ou diplomatiques des États-Unis.

Les attentats du 11 Septembre ont fait l'objet d'une enquête de la commission présidentielle Kean-Hamilton qui a rendu son rapport en août 2004. Mais ce rapport ne discute pas les arguments de Thierry Meyssan. Selon lui son analyse reste valide en raison de l'absence d'enquête judiciaire qui examinerait les faits et témoignages de manière contradictoire pour établir la vérité[2].

Sommaire

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Thèse de l'auteur [modifier]

Résumé de la thèse [modifier]

  • Première partie : « Sanglante mise en scène ». Les attentats qui ont provoqué l’effondrement des tours jumelles au cœur de New York et la destruction d’une partie du Pentagone n’auraient pas été réalisés par des kamikazes étrangers, mais seraient un coup monté par une partie du complexe militaro-industriel des États-Unis, un complot interne destiné à manipuler les opinions publiques et à forcer le cours des choses.
  • Deuxième partie : « Mort de la démocratie en Amérique ». La guerre d’Afghanistan ne serait pas une riposte aux attentats du 11 septembre, mais aurait été longuement préparée à l’avance avec les Britanniques. Le président Bush s’appuierait sur des groupes évangéliques pour lancer une croisade contre l’islam, dans le fil de la stratégie dite de « clash des civilisations ». La « guerre au terrorisme » serait un artifice pour suspendre les libertés individuelles aux États-Unis, puis dans les pays alliés, et instaurer une forme de régime militaire.
  • Troisième partie : « L’Empire attaque ». Oussama Ben Laden serait une fabrication de la CIA et n’aurait jamais cessé de travailler pour les services secrets américains. La famille Ben laden et la famille Bush gèreraient ensemble leur patrimoine, via le Groupe Carlyle. Le gouvernement des États-Unis aurait été confisqué par quelques groupes industriels (armement, pétrole, pharmacie) dont il défendrait les intérêts au détriment de tous. La CIA développerait un programme d’ingérence tous azimuts, incluant le recours à la torture et l’assassinat politique.

Les différentes affirmations [modifier]

Autour du Pentagone [modifier]

Dans L’Effroyable Imposture, l’auteur affirme, au vu de ce qu'il présente comme plusieurs incohérences, que la version officielle de l’avion détourné et crashé sur le bâtiment serait abracadabrante. Il évoque notamment le fait qu'aucune carcasse d'avion n'a été retrouvée sur les lieux après la catastrophe. Il ne livre pas de théorie sur ce qui s’est passé, se limitant à souligner que si les autorités ont pu mentir sur un sujet d’une telle gravité, elles ont pu mentir sur bien d’autres aspects du 11 septembre.

Un expert anonyme cité par Le Monde après la parution de l'Effroyable Imposture fournit l'explication suivante quant à l'absence de carcasse : « L'impact s'est produit avec une extrême énergie, provoquant la pulvérisation de l'appareil et un embrasement immédiat. À la différence des voitures, les avions sont surtout composés d'aluminium, qui rentre en fusion vers 600 °C, et les structures de l'appareil ont pu fondre »[3].

Toutefois, par la suite et en réponse aux critiques sur ses thèses, Thierry Meyssan a développé ce sujet dans un autre ouvrage, Le Pentagate. Il y affirme que l’attentat a été réalisé avec un missile.

Il lui paraît impossible que :

  1. les systèmes d’interception aérienne n’aient pas eu le temps d’intervenir ;
  2. les systèmes de défense anti-aériens automatiques du Pentagone n’aient pas été actionnés ;
  3. l’appareil ait fait du rase-motte pendant 500 km, d'après sa trajectoire ;
  4. aucun débris de l’appareil, réacteurs ou métal fondu, n’ait été retrouvé à l’extérieur du bâtiment ;
  5. les pompiers n’aient pas trouvé d'éléments qui évoquent un Boeing ;
    Photo de l'emplacement l'impact prise le 14 septembre 2001, présentée sur le site du département de la Défense U.S. .
    Photo de l'emplacement l'impact prise le 14 septembre 2001, présentée sur le site du département de la Défense U.S. .
  6. le trou par lequel l’aéronef est entré dans le Pentagone serait trop étroit pour laisser la place au fuselage d’un Boeing.

Pour compléter cette thèse, il resterait à expliquer la disparition de l'avion qui, selon la version gouvernementale, s'est écrasé sur le Pentagone. Selon la FAA (Fédération de l’aviation civile), l’avion a disparu au dessus d’une réserve naturelle à 500 km de Washington, sans jamais réapparaître sur les écrans radars.

Toujours selon Thierry Meyssan, il est étrange que les autorités aient confisqué les vidéos de cet attentat. Cependant, CNN n'a pas tardé à publier des photographies extraites d'une vidéo de surveillance sur lesquelles Thierry Meyssan s'est appuyé pour développer sa théorie du missile. En mai 2006, la vidéo complète a été rendue publique à la demande de l'association Judicial Watch. Pour les uns on y voit le Boeing, pour les autres on y voit un missile.

L'avion s'est complètement désintégré selon les porte-parole du Pentagone; c'est ce qui permet à Meyssan d’ironiser sur une « dématérialisation » de science-fiction. Aucune boîte noire exploitable, aucun élément de l'appareil, n'aurait été retrouvés. Par contre, à l'étage supérieur du Pentagone, juste au dessus de l'endroit où s'est écrasé l'appareil, on voit différentes fournitures de bureaux intacts, comme des tabourets, des livres ou des bureaux. Toujours en utilisant des photos de presse, Thierry Meyssan fait observer que la pelouse du Pentagone est totalement intacte, après l'explosion.

Autour du World Trade Center [modifier]

Toujours selon Thierry Meyssan, l'effondrement parfaitement vertical des Twin Towers (tours 1 et 2) et de la tour numéro 7 est étrange, d’autant que des pompiers attestent d’explosions en chaine. Pour lui, ce type d'effondrement ne s’est jamais produit pour des buildings sous le seul effet d’un incendie ; cela lui fait penser à l'œuvre d'ingénieurs hautement spécialisés en destruction de tours à l'explosif, comme les barres d'habitation des banlieues françaises dont les destructions pour insalubrité ont été très médiatisées.

En janvier 2004, Larry Silverstein, bailleur du World Trade Center, a expliqué à la télévision que le bâtiment n°7 du WTC a été détruit volontairement, par peur d'aggraver les dégâts déjà importants du World Trade Center.

Quelques jours avant les attentats, de grandes sommes ont été misées sur la chute des actions des compagnies aériennes à la bourse de Wall Street. Pour le gouvernement américain, Ousama Ben Laden a eu le cynisme de spéculer sur les attentats. Thierry Meyssan estime qu'il s'agit des intérêts occultes qui contrôlent ce même gouvernement.

Autour de la politique de George W. Bush [modifier]

Dans une interview au quotidien saoudien Al Watan, Thierry Meyssan compare le 11 septembre à l’incendie du Reichstag par les nazis, qui permit au chancelier Adolf Hitler de désigner des boucs-émissaires (les communistes bulgares) et d’instaurer une dictature sous couvert de défense de la démocratie face au terrorisme.

Dans un dossier réalisé pour l’hebdomadaire mexicain Proceso[4], repris dans le chapitre 8 de L’Effroyable imposture, Thierry Meyssan accuse la famille Bush d’avoir de nombreuses affaires en commun avec la famille Ben Laden et de faire gérer leurs avoirs financiers, tous deux, par le Carlyle Group. Cette imputation a été reprise au Congrès des États-Unis par la représentante de Géorgie, Cynthia McKiney[5]. Depuis, la famille Ben Laden a publié de nombreux communiqués pour se démarquer d’Oussama et pour faire savoir qu’elle quittait le Carlyle Group.

Autour des détournements d'avion [modifier]

Le vol 77, qui s'est écrasé sur le Pentagone, a été coupé de toute communication pendant plus d'1h45. Pour Thierry Meyssan, rien n'a été fait pour l'intercepter, ou pour comprendre la raison de cette rupture. Les procédures en vigueur prévoient des délais d’interception n’excédant pas huit minutes.

Pour Thierry Meyssan, en dépit des multiples revendications d'Ousama Ben Laden, aucune preuve réelle n'aurait été faite sur la culpabilité du réseau Al-Qaida dans les attentats et aucune des personnes présentées comme terroristes par le FBI n'aurait été présente sur les listes des passagers des avions détournés. Les personnes désignées officiellement comme coupables auraient été soit des personnes se trouvant ailleurs dans le monde, en train d'effectuer une autre activité, soit des personnes connues des services secrets internationaux (qui avaient alerté leur hiérarchie au sujet des risques d'attentat que présentaient ces suspects formés au pilotage aux États-Unis). Thierry Meyssan cite aussi un projet du Pentagone de radiocommande d'avions de lignes lors de l’acquisition du système Global Hawk ; pour lui les auteurs des attentats ont pu utiliser ce système pour projeter les avions sur le World Trade Center.

Le 23 janvier 2004, le Chicago Tribune publie un article exposant les affirmations de Hamid Reza Zakeri, qui affirme que les attentats du 11 septembre sont l'œuvre d'une « joint venture » entre Al Qaida et l'Iran ; il affirme qu'il avait remis une lettre aux agents de la CIA de l'ambassade des États-Unis en Azerbaïdjan, en juillet 2001, à destination de G.W. Bush et qu'il avait « faxé » également cette lettre à la Maison-Blanche. Thierry Meyssan critique cette version en soulignant que le groupe d'Oussama Ben Laden en Afghanistan avait été créé par les États-Unis pour lutter contre l'influence de la révolution iranienne et qu'aucune collaboration n'est possible entre eux.

Controverse [modifier]

Alors que les images du Pentagone en flammes étaient autant en mémoire pour les téléspectateurs du monde entier que celles de la chute des tours, la parution de L'Effroyable Imposture en 2002 fut mal accueillie par des autorités et une opinion américaine outrées par de telles allégations. Le climat du Ressentiment anti-français aux États-Unis d'Amérique à la veille de la guerre d'Irak est alors ambiant.
Alors que les images du Pentagone en flammes étaient autant en mémoire pour les téléspectateurs du monde entier que celles de la chute des tours, la parution de L'Effroyable Imposture en 2002 fut mal accueillie par des autorités et une opinion américaine outrées par de telles allégations. Le climat du Ressentiment anti-français aux États-Unis d'Amérique à la veille de la guerre d'Irak est alors ambiant.

Critiques [modifier]

Critique de l'opportunité [modifier]

Sa teneur générale est perçue, en particulier par une partie de ceux qui ont été touchés directement ou indirectement par les attentats, comme très choquantes et particulièrement de mauvais goût. D’autres familles de victimes, au contraire, y voient une investigation crédible qui les a conduit à engager des poursuites judiciaires contre l’administration Bush[6].

Critique de la méthode [modifier]

  • Le député européen (Vert) Alain Lipietz considère que cet écrit de Meyssan relève du négationnisme et de la méthode hypercritique Il y voit « le même procédé que celui de Faurisson niant l'existence des chambres à gaz » ; « destruction de la raison [...] au nom d’une méthodologie "hypercritique" » ; « Quant à l'idéologie, c'est la même dans le cas des deux négationnistes, Faurisson et Meyssan : nier un crime d’inspiration anti-sémite, celui des nazis et celui du Front Islamique contre les Juifs et les Croisés, parce que ce crime sert objectivement les intérêts de l’ennemi proclamé : le sionisme et son allié américain ». « Le livre de Meyssan est le pire coup porté à la pensée critique depuis des années, comme les crimes de Ben Laden ont fait reculer de 50 ans la cause des Palestiniens. »[7]
  • Dans Le Monde du samedi 30 mars 2002[8], avançant des arguments analogues, le sociologue Pierre Lagrange s'est penché sur les raisons de l'impact de l'ouvrage de Thierry Meyssan auprès du grand public. Selon lui, une première explication serait d'ordre technique : l'utilisation de la méthode hypercritique permet à l'auteur de donner une apparence de solidité à son argumentaire en reportant la charge de la preuve sur ses contradicteurs. Pierre Lagrange compare même la rhétorique de Thierry Meyssan à celle des adversaires de la théorie de l'évolution ou encore des négationnistes de la Shoah : l'objectif ne serait pas de soupeser les arguments pour et contre mais de mener une instruction à charge, unilatérale. Il ne s'agirait pas de construire une théorie à la lumière de l'expérience, mais de remettre en cause l'expérience au bénéfice de la doctrine. Face à ce type d'attitude qui consisterait à remettre sans arrêt en cause la validité des arguments, toute contestation serait stérile et se heurtant au sourire énigmatique de l'initié.
  • La chaine de télévision Arte a consacré plusieurs soirées spéciales sur les théories du complot (en particulier le 13 avril 2004). Ces documentaires faisaient partie d'une plus grande série sur le sujet, dont un faux documentaire Opération Lune « démontrait » que les américains n'étaient jamais allés sur la Lune ; Alexandre Adler apparaissant immédiatement après la fin pour révéler la supercherie et rappeler l'esprit critique à garder vis-à-vis de ce type de théorie. L'un des documentaires de cette soirée, qui dénonçait l'antiaméricanisme de Thierry Meyssan et les soutiens dont il dispose dans les milieux extrémistes de droite et de gauche, a donné lieu à un livre d'Antoine Vitkine, Les Nouveaux Imposteurs.
  • Antoine Vitkine dans son ouvrage Les Nouveaux Imposteurs soutient que le succès du livre de Thierry Meyssan, inaugure le retour des supposées explications par le recours à la théorie du complot: « Quatre ans après, le constat s'impose : la théorie du complot a gagné les esprits. Ses bras armés : les Américains, les Israéliens, mais aussi la haute finance ou encore le FMI. Derrière ces fantasmes, se dessine bien vite le visage d'un anti-américanisme primaire et d'un antisémitisme résurgent. Des Protocoles des Sages de Sion à ceux de Washington, le mythe du complot est donc de retour » Mais selon l'auteur, « la théorie du complot a changé de main. Jadis monopole de l'extrême droite, elle séduit maintenant une partie de l'extrême gauche, prospère dans le monde arabe, sur Internet... Derrière la paranoïa ambiante, c'est la démocratie qui est en jeu ».
  • « La possibilité d'une « autre source » d'information a produit la possibilité d'une « autre information » explique Benjamin Pelletier.[9] « Ainsi, un phénomène auparavant réservé aux extrémistes de droite et de gauche, s'est amplifié jusqu'à se généraliser et se banaliser dans la conscience commune : il s'agit de la croyance selon laquelle nos destins individuels seraient manipulés et contrôlés par une puissance supérieure, occulte et indéfinie...»

Critique de la personnalité de l'auteur [modifier]

  • Dans L'Effroyable imposteur Fiammetta Venner lui reproche de s'être rendu célèbre en inventant de toutes pièces une thèse relevant de la théorie du complot[10].
  • Dans Politis c’est « Meyssan l’imposteur ». Fabrice Nicolino considère que sa méthode est celle d’un négationniste[11] : « Meyssan est un imposteur, Meyssan est un salaud, Meyssan n’a rien à voir avec la gauche ou l’écologie »

Critique de la thèse [modifier]

L'analyse des attentats du 11 septembre présentée dans ce livre a été critiquée et même dénoncée comme sans fondements par plusieurs auteurs, en France et dans le monde anglo-saxon, notamment par le Pentagone, le FBI et le département d'État. Cependant, la thèse politique fondamentale (instauration d'un régime autoritaire et expansionniste) a été très peu discutée dans ces pays.

  • Le Monde, citant des spécialistes s'exprimant sous couvert de l'anonymat, infirme l'analyse de Thierry Meyssan à propos de l'attentat du Pentagone (voir ci-dessus). Il dénonce l'hypothèse selon laquelle les États-Unis s'apprêtent à attaquer une nouvelle fois l'Irak (éditorial du 21 mars 2006)
  • Le site "Hoaxbuster"[12] dément les assertions du Réseau-Voltaire à partir des études d'un ingénieur et d'un astrophysicien sur les divers impacts. Le site "Urban Legends Reference" critique également les affirmations de l'ouvrage [13] [14] [15].
  • Des journalistes, Guillaume Dasquié et Jean Guisnel, agacés par ce qu'ils considèrent comme une escroquerie intellectuelle, publient un livre, L'Effroyable Mensonge : thèses et foutaises sur le 11 septembre, où ils apportent une contradiction à Thierry Meyssan, l'accusant de légèreté, de mensonge, et de manque total de professionnalisme. Il s'attachent surtout à la méthode :
    • ils reprochent à Thierry Meyssan de ne s'être même pas déplacé aux États-Unis pour enquêter, se contentant de pages, de photos et d'articles sur Internet ;
    • ils affirment que Thierry Meyssan s'est servi de faits minuscules sortis de leur contexte ;
    • enfin, ils réfutent plusieurs affirmations à l'aide d'experts (en particulier de l'aéronautique).
Les deux journalistes ont été condamnés pour diffamation par la 17e chambre du TGI de Paris le 15 décembre 2003 suite à une plainte déposée par Thierry Meyssan. [16], mais ont gagné un autre procès en diffamation intenté par une autre personne mise en cause dans leur livre. [17].
  • Claude Moniquet, grand reporter pour des journaux nationaux et auteur d'ouvrages sur l'espionnage, interviewé par Hoaxbuster (site qui se consacre aux fausses rumeurs sur Internet)[18], a effectué une contre-enquête à l'aide d'experts. Il parle d'« absurdité » et d'« hypothèses fantaisistes ». Il explique aussi que « M. Meyssan aurait pu se demander pourquoi les avions crashés sur les tours du WTC semblent, eux aussi, avoir disparu [désintégrés]. Mais il se garde bien de mettre en doute l'origine de cette double-catastrophe pour la simple raison que les nombreuses vidéos parlent d'elles-mêmes, en particulier lors du crash sur la 2e tour. »
Photo remise par le Pentagone en octobre 2005, montrant l'impact et l'explosion.
Photo remise par le Pentagone en octobre 2005[19], montrant l'impact et l'explosion.
  • Le 17 mai 2006, le Département de la Défense américain publie deux extraits vidéo montrant selon lui, depuis deux points de vue, un avion s'écrasant sur le Pentagone le 11 septembre 2001.[20].

Soutiens plus ou moins effectifs [modifier]

  • En Allemagne, l’ancien ministre de la Recherche, Andreas von Bülow [21], y a consacré un ouvrage, Die CIA und der 11. September. Internationaler Terror und die Rolle der Geheimdienste. L'hebdomadaire Junge Freiheit, lui a apporté son soutien [22]
  • En Angleterre, l’ancien ministre de l’Écologie, Michael Meacher, a repris la thèse à son compte[23]
  • En Arabie saoudite, Al Watan a soutenu le livre[24] et le cheik Yamani, ancien ministre du pétrole, en a fait l'éloge.[réf. nécessaire].
  • En Argentine, Roberto Montoya y a consacré un ouvrage El Imperio Global. L’Effroyable imposture a été inscrit dans le cycle d’étude de la plupart des facultés de Sciences politiques.[réf. nécessaire].
  • En Belgique, le député Paul Lannoye a donné une conférence de presse pour dénoncer l'absence de crédibilité de la version gouvernementale.[25]
  • Aux Émirats arabes unis, le cheik Zayed, président des Émirats, a publié une version arabe de L’Effroyable imposture et l’a offerte à 5 000 leaders d’opinion du monde arabe. Thierry Meyssan a prononcé une conférence solennelle aux ambassadeurs de la Ligue arabe réunis au centre Zayed.[26]
  • En Égypte, la télévision nationale et le quotidien Al-Ahram ont repris les travaux de Meyssan. Mohammed Haykal, le théoricien du panarabisme, lui a apporté son soutien.[réf. nécessaire].
  • En Espagne, El Pais a fait l’éloge de L’Effroyable Imposture[27], dont la version hispanophone a été publiée par El Mundo. La plupart des journaux ont admis la thèse de Meyssan sur l'attentat du Pentagone, mais restent divisés sur la question de savoir s'il s'agit d'un complot intérieur ou extérieur. Par exemple, Pillar Urbano, biographe officielle de la famille royale, a consacré un ouvrage pour tenter de montrer que l'absence d'avion sur le Pentagone n'invalidait pas la théorie générale selon laquelle les attentats de New York auraient été perpétrés par Al Qaïda[28]
  • Aux États-Unis, ses partisans comptent le milliardaire Jimmy Walter[29] (En 2005, il déclare offrir 1 million de dollars à qui prouverait que les Tours Jumelles auraient pu s’écrouler sans recours à des explosifs. Le prix n’a jamais été réclamé), l'acteur Charlie Sheen, les cinéastes Michael Moore et David Lynch[30], les rappeurs Mos Def, Immortal Technique et Eminem (qui y ont consacré ensemble la chanson Tell The Truth Nigga !)[31] le professeur de philosophie David Ray Griffin et le sociologue James Petras, d'anciens officiers de renseignement Ray McGovern, William Christison, Melvin A. Goodman et même d'anciens conseillers de la présidence, Morgan Reynolds[32], Paul Craig Roberts, Morton Goulder, Edward L. Peck, Catherine Austin Fitts et Daniel Ellsberg (l'homme des Pentagon Papers). Le biographe officiel de Bush père, Victor Gold[33]. Enfin des officiers supérieurs : le général Albert Stubblebine, les colonels Ronald D. Ray, Karen U. Kwiatkowski et Robert Bowman.
  • En Italie, l'eurodéputé Giulietto Chiesa y a consacré articles et colloques. La chaîne Rai Uno y a consacré une soirée spéciale.[réf. nécessaire]. L'ancien président Francesco Cossiga a déclaré que le 11/9 était impossible sans participation ou infiltration au plus niveau de l'État US. Le président de la République Carlo Azeglio Ciampi a invité Meyssan à prononcer un discours à l'Accademia Nazionale della Politica, le 19 mai 2003.
  • En Iran, le grand quotidien national Kheyan et la télévision nationale ont longuement repris les thèses de Thierry Meyssan. Le président Mahmoud Ahmadinejad y a fait référence dans une lettre ouverte au président Bush[34].
  • Au Liban, le Hezbollah n'a pas pris position sur le fond[35], mais a donné un large écho aux travaux de Meyssan, tandis que l'ancien Premier ministre Salim El-Hoss[36] et le président Émile Lahoud lui ont apporté son soutien.[réf. nécessaire].
  • En Malaisie, l'ancien Premier ministre, Mahathir bin Mohamad a repris les thèses de Meyssan.[réf. nécessaire].
  • En Norvège, Klassekampen, Le Monde diplomatique (version scandinave)[37], Aftenposten et Dagbladet ont repris les thèses de Meyssan.[réf. nécessaire].
  • Au Portugal, le Prix Nobel de littérature José Saramago a donné une conférence de presse avec Thierry Meyssan[38]. L'ancien président Mario Soares a exprimé « ses doutes ».[réf. nécessaire].
  • Au Qatar, Thierry Meyssan a été plusieurs fois l’invité d’Al-Jazeera. Il a notamment réalisé un des records d’audience de la chaîne avec 70 millions de téléspectateurs lors de son passage au magazine L’Opinion contraire.[réf. nécessaire].
  • En Roumanie, L'Effroyable imposture a battu le record absolu des ventes de l'histoire de la librairie après La Bible.[réf. nécessaire].
  • En Russie, la télévision publique a consacré une série d’émissions pour exposer positivement les théories de Thierry Meyssan. Le général Leonid Ivashov, qui était le chef d’État-major des armées russes le 11 septembre, lui a apporté un soutien appuyé lorsqu’il a été admis à la retraite[39].
  • En Suisse, le réalisateur Jean-Luc Godard s'est déclaré convaincu. Jean Ziegler a donné une conférence de presse avec Thierry Meyssan.[40].
  • En Syrie, le président Bachar el-Assad a repris les thèses de Meyssan dans un entretien à la presse. Thierry Meyssan a présenté ses travaux lors d’une conférence solennelle à la Bibliothèque nationale.[réf. nécessaire].
  • Au Vénézuéla, le président Hugo Chavez a d'abord déclaré partager les doutes de Meyssan, puis a affirmé que les attentats étaient l'œuvre des « Yankees ».[réf. nécessaire]. Le Parlement a voté une résolution dénonçant les incohérences de la version du président Bush.

Selon les pays, la polémique n’a pas porté sur les mêmes passages du livre. En Europe et aux États-Unis, c’est surtout le chapitre consacré à l’attentat du Pentagone qui a été critiqué. Il n’occupe pourtant que 16 pages de l’ouvrage. Dans le monde arabe, c’est la question de savoir si Ben Laden est un islamiste indépendant ou un agent de la CIA qui a été débattue. Tandis qu’en Russie et en Amérique latine, l’attention s’est focalisée sur l’évolution réelle ou imaginaire des États-Unis vers un régime militaire expansionniste, ce qui était le propos central du livre.

Les adversaires de Thierry Meyssan font remarquer que tous les soutiens dont il se targue proviennent en définitive de personnalités ou d’États qui trouvent un intérêt à accuser les États-Unis ou, tout au moins, à discréditer l’équipe de George W. Bush.

Diverses études d’opinion montrent qu’aujourd’hui la moitié des New-Yorkais, plus d’un tiers des Allemands et plus des quatre-cinquièmes des Arabes et des Latino-Américains rejettent la théorie du « complot islamique mondial » et considèrent que le gouvernement des États-Unis est impliqué, au moins passivement, dans la perpétration des attentats du 11 septembre 2001. //

13/11/2007
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