Voyager dans le temps est-il possible ? - Partie 4

 

Suite de la Partie 3 :

des expériences pour aller vers le passé :

 

Lijun Wang

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Lijun Wang est un physicien né à Pékin en 1966.

Cursus

Lijun Wang a reçu son degré de Ph.D. (doctorat) de l'université de Rochester en 1992. Il était un associé de recherches à Duke University de 1992 à 1994. De 1994 à 1996, il était scientifique doyen à l'institut de recherche de recherche de General Atomics Corp. De 1996 à 2004, il était scientifique de recherches et plus tard un membre honorifique du personnel technique à l'institut de recherche de recherche de NEC dans Princeton, NJ. Il est maintenant un directeur du groupe de recherche Max-Planck, institut pour les systèmes optiques de transmission d'information Photonique, et un professeur de chaire en physique expérimentale à l'université d'Erlangen-Nuremberg, dans Erlangen, Allemagne. Le Dr. Wang est aussi un membre honorifique de la Max-Planck Society for the Advancement of Science (MPG). Il était un collaborateur honoraire à JILA (1997-98) et rédacteur en lettres de système optique (1999-2003). Le Dr. Wang est un membre de la société optique de l'Amérique (OSA).

"Dépassement" de la vitesse de la lumière: l'expérience du 20 juillet 2000

Au laboratoire du NEC à Princeton le 20 juillet 2000 l'équipe du docteur Lijun Wang, parvient à envoyer un paquet d'onde à travers une ampoule de césium gazeux de 1 cm de façon à obtenir une vitesse de groupe v_g\simeq -c/310[1]. Il en résulte une reconstruction du paquet en sortie 62 nanosecondes avant l'entrée du paquet dans l'ampoule. Le paquet est donc sorti de l'ampoule avant d'y rentrer. Cet effet rétroactif, qui est analogue dans ses effets à la propagation en apparence superluminique de particules matérielles par effet tunnel[2], est une conséquence de l'extension spatiale infinie d'une onde lumineuse et de l'effet de vitesse de groupe négative mais n'est pas contradictoire avec les postulats de la théorie de la relativité[3] qui affirme qu'a priori aucun signal ne peut se propager à une vitesse supérieure à celle de la lumière. En effet, Lijun Wang interprète son résultat dans le cadre de la théorie électromagnétique d'Einstein. Ce qui ne signifie pas qu'il n'aura pas d'applications. Aujourd'hui Lijun Wang est Professeur à l'université de Nuremberg où il a une chaire. Il fait de la recherche dans le domaine de l'optique et de la transmission photonique [2]

Notes

  1. (en)L.J. Wang, A. Kuzmich and A. Dogariu, Gain-assisted superluminal light propagation, Nature 406, 277-279 (2000). Leur site web, [1] contient des informations complémentaires sur l'expérience.
  2. Il n'y a en fait pas de propagation superluminique lors de l'effet tunnel. Voir l'article correspondant
  3. Voir l'article (en)Kirk T. McDonald, Negative Group Velocity (arXiv:physics/0008013) pour une présentation détaillée des effets de vitesse de groupe négative.
 
 
 
 

Effet STL

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Inspirés par l'effet Cerenkov, de nombreux scientifiques ont expérimenté les applications du ralentissement de la vitesse de la lumière. Or selon la théorie d'Einstein, matière et lumière peuvent l'un et l'autre plier l'espace-temps. Par ailleurs certains théoriciens ont trouvé des solutions sur des équations d’Einstein qui incluent des "boucles de temps fermées" ; à commencer par Kurt Gödel, en 1949, sa solution exigeant que l’univers entier forme une boucle. L'étude la plus éloquente -reposant donc à la foi sur l’emploi du ralentissement de lumière et sur les boucles de temps fermé précités- est l'expérimentation d'un dispositif créant un faisceau lumineux circulaire dans un cristal photonique pliant la trajectoire de la lumière en la ralentissant [[1]]. L'effet STL («Space-time twisted by light») consiste à envoyer un neutron dans l'espace au centre du faisceau. Deux faisceaux dans ce modèle, avec la lumière voyageant dans des directions opposées tordraient l'espace-temps à l'intérieur de la boucle. Le spin du neutron serait alors affecté par cet espace-temps ainsi déformé. Le neutron, se déplaçant à une vitesse supérieure à la lumière circulaire ralentie. Il en résulterait une reconstruction du neutron avant sa désintégration dans le dispositif. Le docteur Ronald Mallett de l'université du Connecticut a mis au point ce dispositif qui ralentit considérablement la lumière et pourrait (contrairement à l'effet Cerenkov) influer sur la causalité [[2]]. Il souligne toutefois les difficultés matérielles d’une telle entreprise et rappelle que le ralentissement de la lumière exige des températures proche du zéro absolu. Cependant, les premières mesures sont tout à fait probantes et soutenues par l'université du Connecticut, le rapport public est d'ailleurs sorti en novembre 2006. Mais d'une part, même si cette expérience marche à l'échelle d'un neutron, l'on peut s'attendre à un phénomène de décohérence à l'échelle macroscopique. Par ailleurs, à la manière de l'effet Cerenkov, la lumière se propageant moins vite dans ce milieu matériel il est possible de se déplacer plus vite que cette lumière mais une foi de plus moins vite que c.



03/08/2007
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