Observation des OVNI de Campeche : en fait des Torchères

 

Observation de Campeche

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OVNIS Mexique
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L'observation de Campeche, au Mexique, eu lieu en 2004 lorsqu'une caméra infrarouge d'un avion de l'Armée de l'Air mexicaine filma 11 ovnis dans l'espace aérien mexicain. L'explication sceptique de ce cas est que la caméra infrarouge a filmé des torchères des puits de pétrole (détectable à très grande distance par une caméra infrarouge à cause de la chaleur que dégage les torchères). Dans ce cas, un indice révélateur était que si la caméra avait bel et bien filmé quelque chose, les pilotes de l'avion n'avaient rien vu à l'œil nu...

 

Sommaire

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Les faits [modifier]

Le 5 Mars 2004, un bimoteur du 501ème escadron de l'Armée de l'Air mexicaine effectue une patrouille anti-drogue, dans l'état du Campeche. Peu avant 17h, le lieutenant Germán Marín Ramírez, opérateur radar de l'avion, repère 11 échos radars non-identifiés. Il avertit le major Magdaleno Castañón Muñoz, pilote de l'avion, qui décide de se diriger vers les échos, pensant à des avions de trafiquants de drogue. Cependant, l'équipage ne repère rien. La caméra infrarouge qui est allumée, après quelques instants, finit par repérer les 11 objets qui sont invisibles à l'œil nu. Leur vitesse et trajectoire sont variables et changent constamment. Elle passent parfois de 60 nœuds à plus de 300. Leur taille quant à elle avoisinait les 15 mètres. Les OVNI se rapprochèrent alors de l'avion, en l'entourant, puis disparurent.

Les enregistrements infrarouges furent conservés.

 

Séquence 10

Séquence 09

Séquence 06

 

 

 

 

Explication du cas [modifier]

L'observation fut expliquée par des puits de torchères situées dans la baie de Campèche [1]. Un indice révélateur était que si la caméra infrarouge avait bel et bien filmé quelque chose, les pilotes de l'avion n'avaient rien vu à l'œil nu.

  • Le mouvement apparent des ovnis est du à une illusion d'optique générée par le fait l'avion est en mouvement, et que les nuages entre les torchères et l'avion se déplacent eux-aussi.
  • Les détections radars ne sont pas tout simplement pas corrélées aux ovnis, et sont des artefacts. De plus, le radar de l'avion n'a malheureusement pas été enregistré, et donc il faut se baser uniquement sur l'échange verbal entre les membres d'équipages. Le radar militaire de la cité de Carmen n'a pour sa part rien enregistré. Brad Sparks a souligné que certaines détections radars, si pas toutes, étaient corrélées avec une autoroute située dans la région, et sont très probablement des détections radars des camions qui y passent. Un avion de tourisme décollant d'un aéroport proche fait certainement aussi partie des objets détectés par le radar.
  • La distance de la caméra infrarouge, d'après le manuel technique, n'était pas supposé pouvoir détecter des objets aussi loin; cependant, les torchères étant des objets extrêmement chauds, et le manuel technique jouant la sécurité, ce cas prouve que la caméra est capable de détecter des objets émettant une forte chaleur plus loin que prévu.

Le Capitaine Alejandro Franz a réalisé un vol de reconstitution afin de vérifier l'hypothèse des puits de pétrole, en suivant la trajectoire de vol de l'avion militaire et en filmant dans la même direction. Le résultat prouve définitivement que l'hypothèse des puits de pétrole est la bonne. Le film peut être regardé . Le vol de reconstitution a été documenté par National Geographic. L'extrait peut être regardé en espagnol .

La grande majorité des scientifiques (aussi bien les sceptiques que les ufologues défendant l'hypothèse extraterrestre) acceptent aujourd'hui cette explication comme étant l'explication correcte pour ce cas. Seules quelques personnes relevant du courant dit de la fringe ufology continuent à considérer ce cas comme inexpliqué.

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

 

Le champ pétrolier de Cantarell

Le champ pétrolifère de Cantarell, dans le golfe de Campêche, est le deuxième plus important gisement au monde après Ghawar, en Arabie Saoudite. Il a été produit plus de 1,8 millions de barils / jour en 2002, soit près de 60 % de la production mexicaine. Il semblerait que le gisement soit en fin de vie car, pour certains puits, la production naturelle est devenue insuffisante. Ceci a conduit l'exploitant mexicain, la Pemex (Petróleos Mexicanos), à mettre en oeuvre un important programme de récupération assistée par injection d'azote. Néanmoins, les réserves sont encore estimées à 3,7 Gt d’huile et 1780 Gm3 de gaz, ce qui laisse de la marge aux autorités mexicaines (source : http://www.industrie.gouv.fr/energie/petrole/textes/se_explo.htm ).

Plate-forme mexicaine de Campêche

 
 
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L'observation de Campeche (2004)

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Le 5 mars, le 501ème escadron de la FAM effectue une patrouille de routine dans un avion bimoteur de surveillance Merlin C26/A, entre Copalar, Chiapas et la Ciudad del Carmen, au Sud de l'état côtier de Campeche (Mexique), à la recherche de trafiquants de drogue près du Golfe du Mexique.

A 16 h 45, à 11 480 pieds (niveau 105 d'altitude), le lieutenant Germán Marín Ramírez, opérateur du radar de l'avion (Telephonics AN/APS 143 Bravo (V)3 Ocean Eye de surveillance en mer, bande X, d'une portée de 50 miles nautiques) détecte 3 échos non identifiés dans les environs, puis 8 de plus, juste au-dessus de la Ciudad del Carmen (Nord 18° 26,60', Ouest 90° 45,69'). Pensant à des narco-traficants, il avertit son supérieur le major Magdaleno Castañón Muñoz [nommé Magdalena Jasso Núñez dans d'autres media], capitaine de l'appareil, qui se dirige vers la position en suivant les indications de l'opérateur radar.

A la position indiquée par le radar, rien à signaler en visuel. Ordre est alors donné au lieutenant Mario Adrián Vázquez Téllez, opérateur de l'équipement infrarouge, d'activer la caméra FLIR Star SAFIRE II (avec une échelle de -40 à 1500 °C). Durant quelques minutes rien n'apparaît, puis bientôt arrive 1 source de chaleur, puis 3, puis jusqu'à 11 (16?) en vol. Nous ne sommes pas seuls ! C'est si étrange, crie un des pilotes. A un moment les objets, toujours invisibles à l'oeil nu, changent de direction pour venir entourer l'avion à 3 km (au moins 2 miles) de distance environ. Les pilotes commençent à s'inquiéter : il y a eu un moment où... les écrans montraient qu'ils étaient derrière nous, à la gauche et devant nous. C'est à ce moment-là que je me suis senti un peu tendu, répond Castañón à Jaime Maussán, qui a obtenu le film de l'armée. De fait, Castañón préfère couper toutes les lumières de son appareil à ce moment-là : J'ai fait cela peut-être en suivant un instinct, pensant que cela pourrait peut-être aider d'une certaine manière. En tant que commandant de vol, j'ai senti que je devais prendre une mesure parce que le signal que j'avais reçu était que nous étions suivis et en éteignant notre lumière, je m'attendais à une réaction similaire de leur part. C'était un instinct. Ramirez, lui, déclare :Est-ce que j'avais peur ? Oui. Un peu peur parce que nous faisions face à quelque chose qui n'était jamais arrivé avant. Et Vázquez d'ajouter : Je ne peux pas dire ce que c'était... mais je pense qu'ils sont tout à fait réels, insistant sur le fait qu'il est impossible d'altérer ces images. Castañón indique que les jets de l'armée ont pris les lumières en chasse et je pense qu'ils pouvaient sentir que nous étions à leur poursuite. Lorsque les jets ont arrêté de les poursuivre, les objets ont disparu, ajoute-t-il. En tous, les objets ont été observés plus de 30 mn, tantôt sur radar, tantôt en infrarouge. Castañón a calculé la taille d'un des objets à 15 m, sur la base de la caméra infrarouge.

van, hay 2, 3, 5, 6, ah non, ils sont 8 ! C'est terrible, eh ! Et ils vont à une vitesse... Mais... 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 sur l'écran.
— Síguelos mais ne les perds pas... Ils sont à la même altitude, Téllez ?
— Affirmatif, 8, 9, 10, 11, compté toute la file. On ne sait pas ce qu'on voit, ce sont des objets lumineux qui viennent à la même altitude que nous mais on ne peut pas savoir la distance.

— A cabrón... Pónganse les ceintures de sécurité.
— Ca ne me fait pas peur.
— Si tu peux vérifier par la fenêtre, on en a un qui va aproximativement à 1 h et, ensuite, ceux qui suivent à 9 h.
— Ils nous tiennent encerclés ?...
— Je ne sais pas...

Le radar indique que les objets ont fait des changements de direction drastiques, les vitesses pouvant être de plus de 60 noeuds et augmentant à 120, 220 ou 300 noeuds, chose que je n'ai jamais vue, indique Marín [i.e. variant entre 110 et 550 km /h]. Nous n'avons jamais pu les identifier visuellement à la simple vision à l'oeil nu dira Castañón.

Le 22 Avril, le général Ricardo Vega García, du Secrétariat à la Défense Nationale (SeDeNa), donne le film à Maussán pour communication publique suite à la politique de transparence du pays initiée par le président Vicente Fox llegó. Maussán monte un reportage sur le film, avec une interview de Castañón, Ramírez et Téllez.

Annonce


Le soir du Lundi 10 mai, le journal de Televisa, la plus grande chaîne de télévision mexicaine diffuse un film pris par des pilotes de l'armée de l'air mexicaine, montrant des lueurs ayant des mouvements et caractéristiques qui n'ont pas - jusqu'ici - d'explication scientifique, toujours d'après la télévision, qui compte 16 lueurs. En fait, se poursuit le commentaire, le film a été réalisé avec une caméra infrarouge, et n'a subit aucune altération.

Le lendemain, Maussán montre le film de 15 mn dans une conférence de presse à l'hotel Sevilla Palace, et déclare : C'est l'un des documents sur film les plus importants auxquels nous ayons pu avoir accès, en particulier parce qu'il provient d'une source officielle. Le même jour, un porte-parole de l'armée confirme que le film a bien été pris par des membres de l'armée de l'air mexicaine, mais refuse d'en dire plus. Le quotidien La Jornada, lui, descend l'affaire : Comme si de nos jours para acá el circo fuera poco, maintenant la Force Aérienne pretende recetarnos una de OVNIs. Un extrait de 3 mn (sur les 30) est communiqué à l'émission de télévision Otro Rollo.

L'armée interrogée


Mercredi, Garcia déclare que l'armée n'a toujours pas conclut sur ce que ses pilotes ont capturé sur le film qu'il a confié à Maussán. Il a d'abord pensé à des avions de traffic de drogue, mais lorsque j'ai commencé à voir qu'ils avaient ces lumières... J'ai réalisé qu'ils ne pouvaient être de tels appareils. Il met cependant en garde ceux sous son commandement de parler de soucoupes volantes, parce que cela ne provoque que doutes et plaisanteries. A ce sujet il indique : C'est le point de vue de Maussán, pour la simple raison qu'il a l'a reçue (la vidéo) et qu'il peut en tirer ses propres conclusions, indique Vega à W Radio. Mais c'est sa version. Il a simplement livré le film à Maussán car il considérait qu'il était inutile de le conserver secret. Enfin, Vega insiste sur le fait que le film n'a pas été diffusé pour distraire la nation d'autres questions, comme certains l'ont suggéré (crise politique que vit le gouvernement de Fox llegó, avec un déficit commercial de 178 milions $, corruption, narco-traffic, dévaluation de la monnaie et divers scandales diffusés dans la presse locale). Il indique que des copies sont disponibles pour un examen plus avancé par la communauté scientifique.

Enquête


Plusieurs hypothèses sont avancées : météores, gaz/flashes électriques émis spontanément par l'atmosphère [Julio Herrera, chercheur en science nucléaire à la Mexico's National Autonomous University], foudre globulaire, hologrammes (comme on le proposera pour Phénix), avions furtifs ou... torchères, comme l'avance le 26 Mai Alejandro Franz.

Divers ufologues mènent leur enquête, dont Bruce Maccabee, Claude Poher. L'analyse de ce dernier va également dans le sens des torchères : des images de la Lune en train de se lever à l'Est à la fin du film permettent de déduire que la caméra FLIR était mal réglée par rapport à l'horizon. Il indique également que les images sont celles d'objets à grande distance (comme les plates formes pétrolières).

Si l'explication des torchères n'est pas acceptée par tous, elle apparaît à bon nombre comme la meilleure explication -- la plus économique -- des sources de chaleur, jusqu'à nouvel ordre. La position concordante avec celle des torchères, l'immobilité (déduite des coordonnées affichées, malgré l'impression de mouvement), la constance des distances entre les sources, le fait qu'elles soient toujours derrière les nuages... tout cela joue en sa faveur.


Egalement, à côté des "ovnis" les plus évident on distingue d'autres sources de chaleurs, apparemment plus éloignées et au "déplacement" relatif plus faible. En regardait ce "trait" d'un peu plus près, on peut voir qu'il est en fait lui-même constitué de plusieurs sources plus petites (avec quelques autres un peu plus éloignées autour) dont les 2 sources les plus grosses (les "jumelles") restent toujours à distance constante (il suffit pour le vérifier d'écarter les doigts entre les 2 groupes en contrôlant que l'écart ne varie pas), et ce malgré le mouvement apparent (dû au mouvement de l'avion en fait).


En fait, on distingue mieux que ce "trait" est composé de plusieurs sources un peu plus loin dans la video, notamment lorsque l'opérateur active la fonction de zoom de la caméra FLIR. Il faut effectivement toujours prendre en compte les vues moyennes ("medium" ou MED en haut de l'écran) et les vues resserrées ("narrow" ou NRW en haut de l'écran) ou l'ensemble des sources apparaissent plus grosses. Dans ce cas le groupe des "jumelles" devient plus gros et celui du "trait" devient une escadrille d'ovnis. Dans ce mode comme dans le mode medium, les 2 groupes restent toujours à distance constante (proportionnelle au rapport MED/NRW).

Et les échos radar ?


Les échos non identifiés ne correspondent certes pas à la position des sources de chaleur observées, mais d'où proviennent-ils ? Ils sont devant, à l'avant droit, puis au retour, à l'arrière du Merlin. Poher indique que les échos radar au début au Nord-Ouest pourraient bien être ceux d'un avion s'éloignant vers l'Ouest en accélérant. L'autre écho vers la fin vers l'Est, pourrait quant à lui celui d'un camion sur la route se trouvant dans cette direction, comme l'avance aussi Brad Sparks.

Références :

Home  >  Ufologie  >  Enquête  >  Dossiers

 

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Explication du cas [modifier]

Les torchères du complexe de Cantarell à 80km de Campeche

Certains auteurs expliquent l'observation par l'existence de puits de torchères situées dans la baie de Campêche[1].

  • Le mouvement apparent des ovnis est dû à une illusion d'optique générée par le fait que l'avion est en mouvement, et que les nuages entre les torchères et l'avion se déplacent eux-aussi.
  • Les détections radars ne sont tout simplement pas corrélées aux ovnis, et sont des artefacts. De plus, le radar de l'avion n'a malheureusement pas été enregistré, et donc il faut se baser uniquement sur l'échange verbal entre les membres d'équipages. Le radar militaire de la cité de Carmen n'a pour sa part rien enregistré. Brad Sparks a souligné que certaines détections radars, sinon toutes, étaient corrélées avec une autoroute située dans la région, et sont très probablement des détections radars des camions qui y passent. Un avion de tourisme décollant d'un aéroport proche fait certainement aussi partie des objets détectés par le radar.

Le Capitaine Alejandro Franz a réalisé un vol de reconstitution afin de vérifier l'hypothèse des puits de pétrole, en suivant la trajectoire de vol de l'avion militaire et en filmant dans la même direction. Le résultat prouve définitivement que l'hypothèse des puits de pétrole est la bonne. Le film peut être regardé . Le vol de reconstitution a été documenté par National Geographic. L'extrait peut être regardé en espagnol .

La grande majorité des scientifiques (aussi bien les sceptiques que les ufologues défendant l'hypothèse extraterrestre) acceptent aujourd'hui cette explication comme étant l'explication correcte pour ce cas. Seules quelques personnes relevant du courant dit de la fringe ufology continuent à considérer ce cas comme inexpliqué.

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]


 



 

 


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17/11/2007
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