l'INCROYABLE Observation de l'OVNI de Tananarive

 

Observation de Tananarive

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 
 

L'observation de Tananarive, en 1954 à Madagascar est l'une des observations d'OVNI les plus énigmatiques, ayant été vue par des centaines de témoins au-dessus d'une grande ville.

Le 16 Août 1954, vers 17h, une boule de lumière verte est vue tomber du ciel, avant de disparaitre vers une colline. Environ une minute plus tard, l'objet réapparait, survolant les hauteurs de Tananarive, avant de survoler l'Avenue de la Libération (l"une des grandes artères de la ville) devant des centaines de témoins, à moins de cent mètres du sol, le tout sans aucun bruit. Les habitants remarquèrent que l'OVNI provoquait des pannes d'électricité dans les zones survolées, et que les animaux domestiques étaient paniqués. Après cela, l'engin s'éloigne alors. Il fut vu quelques minutes plus tard à 150 km au Nord, où il provoqua une panique dans un troupeau de bétail.

Parmi les témoins, figurait Edmond Campagnac, directeur technique d'Air France à Tananarive et pilote. Il estimera la taille de cette boule à 40 mètres de diamètre et sa vitesse à environ 400 km/h. Certains témoins diront par ailleurs avoir vu un objet métallique suivre cette boule. Certains à l'époque envisagèrent l'hypothèse d'un engin soviétique secret, qui fut cependant vite rejetée. Aucune autre explication rationnelle n'a été avancée depuis et l'affaire en est restée au même point. Ce cas est régulièrement cité par les ufologues partisans de l'hypothèse extra-terrestre, étant l'un des plus mystérieux. L'hypothèse du prototype est quant à elle rejetée au vu de l'année, et l'hypothèse sociopsychologique très contestée (du fait des centaines de témoins, et que comme le dit Velasco : "M. Campagnac a peut-être lu de la science fiction, mais il est assez douteux que les paysans malgaches aient tous été influencés par les comics de science-fiction US.").

Ce cas motiva Charles de Gaulle à envisager, quelques années plus tard, la création d'un organisme officiel français d'étude des OVNI, projet qui ne fut réalisé qu'en 1977 avec la création du GEPAN.

Par ailleurs, en 2000, ce cas fut cité en exemple dans le Rapport COMETA.

Liens externes [modifier]

 
------------------------------------------------------------------------------
 
 

TANANARIVE, MADAGASCAR 1954:

-------------------

Observation d'Antananarivo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

L'observation d'Antananarivo, en 1954 à Madagascar, est l'une des observations d'OVNI les plus énigmatiques, ayant été vue par des centaines de témoins au-dessus d'une grande ville.

Le 16 août 1954, vers 17h, une boule de lumière verte est vue tomber du ciel, avant de disparaitre vers une colline. Environ une minute plus tard, l'objet réapparaît, survolant les hauteurs d'Antananarivo, avant de survoler l'avenue de la Libération (l'une des grandes artères de la ville) devant des centaines de témoins, à moins de cent mètres du sol, le tout sans aucun bruit. Les habitants remarquèrent que l'OVNI provoquait des pannes d'électricité dans les zones survolées, et que les animaux domestiques étaient paniqués. Après cela, l'engin s'éloigna. Il fut vu quelques minutes plus tard à 150 km au Nord, où il provoqua une panique dans un troupeau de bétail.

Parmi les témoins, figurait Edmond Campagnac, directeur technique d'Air France à Antananarivo et pilote. Il estimera la taille de cette boule à 40 mètres de diamètre et sa vitesse à environ 400 km/h. Certains témoins diront, par ailleurs, avoir vu un objet métallique suivre cette boule. Certains à l'époque envisagèrent l'hypothèse d'un engin soviétique secret, qui fut cependant vite rejetée. Aucune autre explication rationnelle n'a été avancée depuis et l'affaire en est restée au même point. Ce cas est régulièrement cité par les ufologues partisans de l'hypothèse extraterrestre comme étant l'un des plus mystérieux. L'hypothèse du prototype est quant à elle rejetée en raison de la date de l'événement, et l'hypothèse sociopsychologique est très contestée, du fait des centaines de témoins[1],[2].

Ce cas motiva Charles de Gaulle à envisager, quelques années plus tard, la création d'un organisme officiel français d'étude des OVNI, projet qui ne fut réalisé qu'en 1977 avec la création du GEPAN.

Par ailleurs, en 1999, ce cas fut cité en exemple dans le Rapport COMETA.

Notes et références [modifier]

  1. (fr) (en) Les observations de Tananarive (1954) [archive], Forum “Les mystères des ovnis”, 08 juillet 2010. Consulté le 09 janvier 2012.
  2. (fr) (en) OVNI à Tananarive en 1954 [archive], SavoirPlus.org, ?. Consulté le 09 janvier 2012.

Liens externes [modifier]

-------------------------

UFO Depiction

 

 

L'EVENEMENT:

Le 16 août 1954, à 17:00 un événement stupéfie des dizaines de milliers de témoins à Tananarive, Madagascar (on estime à 200.000 le nombre de témoins potentiels).

A 17:00, le personnel de l'agence d'Air France attendait l'arrivée du courrier postal, délivré par un "Constellation". Une heure après l'arrivée du Constellation, le courrier avait déjà été délivré et les membres de l'agence d'Air France, parmi lesquels M. Edmond Campagnac, ancien officier de l'artillerie et à ce moment là directeur technique d'Air France à Tananarive devisent entre eux près de l'Avenue de la Libération, la grande rue de Tananarive.

Soudain quelqu'un aperçoit dans le ciel une "boule vert électrique" descendant tout droit vers le sol. Le phénomène disparaît derrière une colline au niveau du Palais de la Reine, ils s'attendent alors tous à ce que la chose percute le sol et qu'ils vont entendre un bruit d'explosion.

Mais la boule verte ne s'écrase pas.

Elle reparaît pourtant une minute après. Elle fait le tour des parties hautes de la ville, celle ci est construite sur et à l'intérieur de collines en fer à cheval. La chose entreprend alors de voler au-dessus de l'Avenue de la Libération, passant à quelque 50 à 150 mètres d'altitude devant des dizaines de milliers d'habitants médusés. En passant au-dessus des gens d'Air France, ceux-ci peuvent la voir d'assez près. M. Campagnac se rend compte que la lumière verte électrique est une sorte de plasma en forme de lentille, d'environ 40 mètres de long, "de la taille d'un DC4." Cette forme verte est suivie d'un engin d'aspect clairement métallique, argenté ou aluminium, en forme de ballon de rugby, de 40 mètres également. A l'arrière de cet engin métallique, des flammèches bleutées s'échappant vers l'arrière.

L'engin était totalement silencieux. M. Chanpagnac, dans son témoignage maintes fois répété publiquement, explique que l'objet ne faisait même pas le bruit de frottement sur l'air qu'un planeur sans moteur aurait produit.

Dans ce cas, il est notable que l'estimation de l'altitude a pu être faite de façon précise: en effet, en passant au-dessus des bâtiments de l'Avenue de la Libération, l'engin passait également devant les collines à l'arrière plan et non pas sur le fond du ciel.

Plusieurs phénomènes physiques ont été observés: tout d'abord, les témoins dans la ville entière ont pu constater que les éclairages des habitations s'éteignaient au moment ou l'engin passait précisément au-dessus d'eux, et se rallumaient aussitôt derrière son passage.

Ensuite les habitants ont vite remarqué que les animaux domestiques, les chiens dans toute la ville notamment, hurlaient à la mort. Lors de son trajet, l'objet est passé au-dessus du parc à bestiaux ou les paysans malgaches hébergeaient les animaux mis en vente sur le marché pendant la journée, tels des zébus. Tous ces animaux sont entrés dans un état de panique totale lorsque l'objet les survola, alors même que les avions qui survolaient le même parc régulièrement, et notamment le "Constellation" à 17:00 le même jour, ne provoquaient strictement aucune réaction des animaux, alors même que ces avions étaient bruyants et que l'OVNI, rappelons-le était lui, totalement silencieux.

Après avoir survolé Tananarive, l'engin est reparti vers l'Ouest. Deux ou trois minutes après, l'estimation en étant à cette approximation, un engin identique a été observé à 150 km de là au-dessus d'une ferme école. Là encore, les troupeaux ont été pris de panique. Le directeur de la ferme a du faire appel à des renforts afin de ramener les animaux qui s'étaient enfuis, risquant la mort dans des marécages. C'est cet appel aux renforts qui a permis au témoins de Tananarive d'entendre parler de cette seconde observation.

BREVE DISCUSSION:

Si l'engin observé était le même que celui de Tananarive, ce que sa description suggère bien que l'on ne puisse le prouver absolument, alors sa vitesse devait être de l'ordre de 3000 km/h. Aux dires du personnel d'Air France, le général Fleurquin, commandant en chef à Madagascar, a réuni une "commission scientifique" pour mener une enquête sur ces phénomènes. Aucune trace de cette enquête n'a pu être retrouvée dans les archives de l'armée de l'Air, cependant le n°6 du bulletin du GEPA (Groupe d'Etudes des Phénomènes Aérospatiaux) du 2e semestre 1964 a décrit cette observation. M. Campagnac se souvient parfaitement que c'est un jésuite, le révérend père Coze, directeur de l'observatoire astronomique à Tananarive, qui fut chargé de mener l'enquête et de noter des témoignages, incluant ceux des gens d'air France aussi bien que des paysans malgaches. Cette enquête à d'ailleurs permis de se rendre compte que le phénomène OVNI s'était déjà manifesté au malgaches en plusieurs occasions dans les années antérieures, mais était resté ignoré car personne n'avait jusqu'ici interrogé la population indigène sur ce genre de choses.

M. Edmond Campagnac, ancien directeur technique d'Air France à Tananarive, a participé à l'étude du cas pour le comité COMETA. Il s'est exprimé très clairement sur ce cas lors d'un débat télévisé concernant les OVNIS sur la chaîne de Télévision documentaire "Planète Forum" en 2001, appuyé par Jean-Jacques Vélasco, directeur du SEPRA, l'organisme officiel Français chargé des enquêtes concernant le phénomène OVNI.

Du fait de cet événement extraordinaire, son existence n'a pas été totalement bouleversée, mais toutefois, étant lui-même un scientifique de formation, il a voulu savoir ce qui se trouvait dans les dossiers militaires émanant de la gendarmerie, obtint une autorisation d'accès à ces fichiers secrets, et ce qu'il y a appris est tout à fait significatif. Mais ceci est une autre histoire.

M. Campagnac se souvient que l'enquête ainsi que certain témoins ont à ce moment envisagé qu'il pourrait s'agir de machines volantes humaines secrètes, par exemple une prototype Soviétique. Mais lui-même, comme la réalité historique que nous pouvons maintenant constater avec le recul, permettent de rejeter ce genre de possibilité: aucun "avion secret, même actuel, n'a le moindre rapport, visuellement, ou par les performances, par les manoeuvres, par le comportement, avec l'objet observé.

Jean Jacques Vélasco ne manque pas de signaler les aspects significatifs de ce cas:

  • Le fait du passage de l'objet entre des témoins visuels et des collines, permettant une évaluation des distances et donc des dimensions.
  • Le trajet même de l'objet, descendant à grande vitesse à la verticale pour ensuite effectuer un trajet plus lent et à l'horizontale.
  • Le phénomène physique des éclairages s'éteignant au passage de l'OVNI et se rallumant après.
  • Les phénomènes de réactions des animaux.
  • Le nombre colossal de témoins.
  • La nature culturellement diverses des témoins: "M. Campagnac à peut-être lu de la science fiction, mais il est assez douteux que les paysans malgaches aient tous été influencés par les comics de science-fiction US."
  • Le fait que le cas ne se produise pas aux Etats-Unis, suspecté d'être un terrain sociologique favorable à de tels phénomènes considérés alors comme illusoires ou frauduleux.

J'ajouterai moi-même quelques remarques:

Le trajet même de l'objet évoque quelque survol intelligent de la ville: après être descendu à la verticale jusqu'au point ou, si l'objet avait été inerte, non propulsé ou non contrôlé, il se serait écrasé au sol, l'engin est "remonté" et a longé la grande artère traversant la ville.

L'aspect visuel même de l'objet n'évoque aucunement quelque phénomène naturel nouveau, mais bien plutôt une machine volante propulsée par quelque technologie qui ne ressemble par ses caractéristiques visuelles et ses possibilités de manoeuvre à aucun engin d'origine terrestre de cette époque à nos jours.

Certes, nous n'avons là qu'une observation d'un objet volant, et non pas de ses éventuels occupants. Cependant, l'hypothèse la plus économe, la plus simple et la seule proposée jusqu'ici est qu'il s'agisse d'un engin volant extraterrestre. Certes, on peut envisager d'autres hypothèses, tel quelque phénomène parapsychologique dans lequel une ville entière ferait "apparaître" une hallucination, mais ce genre d'hypothèse est en soi non seulement très coûteuse, en remettant en cause tout ce que nous pourrions savoir sur la nature même de la réalité. Mais aussi infructueuse en ce sens que l'on ne voit pas, si on l'admet, quelle expérience ou voie de recherche pourrait être entreprise pour soit confirmer, soit invalider une telle hypothèse.

Au contraire, en considérant l'hypothèse qu'il s'agisse d'un engin extraterrestre, ne serait-ce qu'à titre "d'hypothèse de travail", nous pourrions, en y mettant un minimum de moyens, non seulement mener à nouveau une enquête de vérification, une enquête de complément, mais aussi entreprendre une réalisation de dispositifs de détection des traces physiques de ce type de phénomènes à l'échelle d'un territoire, non pas au seul usage militaire, mais également afin de permettre aux scientifiques de disposer en toute transparence de données physique, radar, infra rouge, électromagnétiques, électriques, photographiques notamment, sur les cas à venir.

REFERENCES:

  • "Tananarive (1954): observation depuis le sol" dans COMETA "Les OVNIS et la défense, à quoi doit-on se préparer", 1999.
  • LDLN Magazine, (Lumières Dans La Nuit) (?).
  • Forum Planète: débat télévisé, "Les OVNIS", M. Campagnac expose de vive voix son témoignage, J.J. Vélasco commente, en présence de Pierre Lagrange, Claude Ribes et autres, 2001.
  • Article dans le journal malgache Fandrosoam Baovao, 21 janvier 1955.
  • "Observation du 16 août 1954 Tananarive (Madagascar)" dans Lumières dans la Nuit, n°328, pp. 5-15, juillet-août 1994.
  • VSD Hors-Série n°1, pp. 16-17, juillet 1998.
  • Bulletin du GEPA (Groupe d'études des phénomènes aérospatiaux), N°6, 2e semestre 1964.
  • "Des ovnis survolent Tananarive - 50 ans après, le mystère demeure", article dans le journal "Le Journal de l'Ile", Ile de la Réunion, 16 août 2004.
 

SOUCOUPES VOLANTES A MADAGASCAR, ANNES 50:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien malgache Fandrosoam-Baovao, Madagascar, le 21 janvier 1955.

SERAIT-CE DE LA SOUCOUPE VOLANTE VISITANT MADAGASCAR?

C'est pour la troisième fois qu'on a entendu parler de soucoupe volante visitant Madagascar. La première a été aperçue au-dessus de Fort-Dauphin au mois de Septembre 1954 vers 4h du matin, la seconde au-dessus de Tananarive vers la fin de l'année qui vient de s'écouler, et la troisième au-dessus de Majunga selon le communiqué reçu ci-dessous:

Un soir, entre 19h et demi et 20h moins le quart, un objet rond et lumineux a été vu au-dessus de la côte du district de Majunga et de Mitsinjo, et c'est Mr Quesnot, chef du district de Mitsinjo lui-même qui en a été un des témoins oculaires.

C'est un objet plat, un disque très lumineux, de couleur bleue verte et de la grandeur de la Lune qui a été aperçu au-dessus de Majunga. Il est venu du Nord-Est et a filé à une vitesse vertigineuse si bien qu'en très peu de temps il n'a plus été visible. Peu d'instants après, il a été aperçu à Mitsinjo et d'une luminosité si éclatante que toutes les régions qu'il a survolées furent éclairées. Il a pris la direction Ouest, vers la mer, et a disparu. Monsieur Quesnot a dit avoir observé la marche de cet objet pendant près de huit secondes. Il y a déjà quelques jours que cette soucoupe volante est apparue.

Note: de toute évidence le troisième cas évoque fortement un météore, le premier cas manque d'une description. Le deuxième cas est un classique méconnu du grand public.

 

TANANARIVE 1954-2004:

L'article ci-dessous est paru dans le quotidien Le Journal de l'Ile, Ile de la Réunion, le 16 août 2004.

Mon dossier sur l'affaire de Tananarive se trouve ici.

En haut de mon travail sur les cas de 1954, vous pouvez écouter Edmond Campagnac parler à la TV devant Jean-Jacques Vélasco, Pierre Lagrange, Valérie Expert et d'autres d'un cas qu'il a découvert dans les dossiers militaires quand il dirigeait le GEPA.

Faits Divers

Des ovnis survolent Tananarive

50 ans après, le mystère demeure

Il y aura cinquante ans demain, un événement hors du commun aurait eu lieu à Tananarive. L'anniversaire ne fera certainement l'objet d'aucune commémoration dans la capitale malgache, et pour cause: beaucoup des témoins de l'époque ne sont plus en vie. Les faits relatés (1) par la suite n'ont jamais été confirmés officiellement et provoquent encore une hilarité générale, ou un démenti catégorique, c'est selon.

Il s'agit d'un cas assez exceptionnel d'observation collective d'un objet volant non identifié (Ovni). Le Journal de l'île a pu reprendre contact, par téléphone, avec l'un des témoins les plus crédibles de cette scène, aujourd'hui âgé de 87 ans et installé en métropole. Il se nomme Edmond Campagnac et se souvient parfaitement du 16 août 1954.

"Un très gros ballon de rugby d'aspect métallique"

Polytechnicien, chef des services techniques d'Air France à Madagascar au moment de l'événement, il se trouve près de l'artère principale de l'agglomération, l'avenue de la Libération, en fin d'après-midi.

"Ça s'est passé alors qu'il faisait encore jour, à la sortie des bureaux. Des dizaines de milliers de personnes l'ont vu, à un peu plus de 250 mètres de hauteur, raconte-t-il. Cela avait la forme d'un très gros ballon de rugby d'aspect métallique."

Différents témoignages parleront bien de cet objet, ainsi que d'une "boule verte électrique" se dirigeant vers le sol avant de disparaître derrière le Palais de la Reine. Mais la "chose" réapparaît une minute plus tard, fait le tour des collines de Tana, puis survole l'avenue de la Libération à une altitude plus basse, devant la foule. Edmond Campagnac, qui a réitéré son récit maintes fois (notamment dans l'émission Les dossiers de l'écran), remarque alors que la couleur verte électrique provient d'une sorte de plasma en forme de lentille, de 40 mètres de long, suivi de cet engin qui ressemble à un ballon de rugby métallique. Le tout est totalement silencieux.

Ce survol aurait été accompagné d'anomalies relatées elles aussi par différents témoins.

Le responsable de l'observatoire mène l'enquête

Les éclairages électriques se sont éteints puis rallumés et les chiens ont hurlé à la mort. Lorsque l'objet a survolé le parc à bestiaux - destinés au marché, dans la journée -, ceux-ci ont eu une réaction de panique, notamment les zébus. L'engin est ensuite reparti vers l'Ouest. Deux à trois minutes plus tard, une forme identique a été remarquée 150 kilomètres plus loin, au-dessus d'une ferme école, provoquant une panique encore plus considérable dans les enclos.

"Il y a eu un rapport de fait par le responsable de l'observatoire astronomique, le père Coze, après une enquête", précise Edmond Campagnac. Les personnels d'Air France ont été bien sûr interrogés, tout comme les éleveurs et les agriculteurs témoins.

"Nous nous sommes rendu compte que certains Malgaches avaient déjà observé ce genre de phénomène. Nous, les Occidentaux, nous baissons trop la tête", explique cet ancien ingénieur qui a grandi en Extrême-Orient. Il n'existerait aucune photographie de cet événement: "Parmi les Européens, tout le monde sortait du travail, nous n'avions donc pas un appareil en bandoulière à ce moment-là." Selon lui, le responsable de l'observatoire a ensuite transmis les témoignages à l'armée de l'air. Depuis, ces documents n'ont jamais fait l'objet d'une quelconque communication de la part des autorités militaires ou politiques. Pour quelle raison ? Edmond Campagnac répond en citant Paul Valéry: "La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde."

Il faut dire que le contexte de la Guerre froide n'a pas simplifié les choses. Un climat de suspicion généralisée aurait amené certains témoins à déclarer qu'il pourrait s'agir de prototypes soviétiques ! Il n'empêche que le nombre très élevé de témoins ne peut que surprendre.

Quel crédit peut-on apporter au témoignage d'Edmond Campagnac ? Qui est-il réellement ? Scientifique de formation, il déclare avoir été prisonnier pendant la guerre en Allemagne. Il aurait été libéré par les Russes.

Après avoir terminé sa formation à Polytechnique, M. Campagnac est embauché par l'un des anciens responsables de l'Aéropostale, Didier Daurat. Il est envoyé à Madagascar comme directeur technique. Il s'occupe notamment de la formation du personnel local et de la maintenance des avions. Air France compte sur lui pour former ses commandants de bord (il est lui-même pilote).

La difficulté de retrouver des témoins

Il sera ensuite affecté à Saïgon pendant quatre ans. Au cours des années 50, les témoignages sur les Ovnis sont nombreux. Le polytechnicien y est confronté: "Déjà, à la Libération, des pilotes m'en avaient parlé", se souvient-il. Mais lorsqu'il explique en avoir lui-même vu un autre en Asie, le doute quant à sa crédibilité ne peut que persister.

"Nous étions dans l'avion avec des Américains. Les passagers ont soudain aperçu une sorte de cylindre d'une cinquantaine de mètres de long, qui semblait suspendu au-dessus de la forêt. Les conditions étaient mauvaises, mais des clichés ont été pris. Bien que le plexiglas des hublots ne soit pas d'une transparence parfaite, on voyait bien ce que c'était." Une rencontre du troisième type, passe encore. Mais deux...

L'ingénieur ne s'arrêtera pourtant pas là. Convaincu de la réalité de ce qu'il a aperçu à Tananarive et en Asie, il participe aux activités du groupe d'étude des phénomènes aérospatiaux (GEPA), qu'il présidera jusqu'en 1975, en prenant la succession du général Chassin. Cet officier - qui fut commandant et coordinateur de la défense aérienne des forces alliées en Europe centrale auprès de l'OTAN (de 1956 à 1958) - s'était notamment fait connaître pour son militantisme en faveur de l'Algérie française.

Edmond Campagnac affirme que le gouvernement - le ministre de la Recherche plus précisément - lui aurait autorisé l'accès aux archives de la gendarmerie, qui collectait par procès verbaux les témoignages de ce type.

"Ce que j'y ai découvert a confirmé mon impression", dit-il simplement. Les membres du GEPA, précisons-le, étaient persuadés de la réalité des Ovnis et souhaitaient la prouver. La crédibilité scientifique de cet organisme - non officiel - reste donc toute relative.

L'événement de Tananarive aurait tout de même était pris très au sérieux par le général De Gaulle, qui souhaitait créer une unité de recherche indépendante des Américains, sur cette question. L'idée prendra réellement forme quelques années plus tard au sein du Centre national d'études spatiales.

L'un des derniers responsables de ces services au CNES apporte d'ailleurs aujourd'hui son soutien à Edmond Campagnac (lire ci-après). Ce qui donne une nouvelle crédibilité aux témoignages relatifs à ce 16 août 1954.

Pour en avoir le coeur net, nous avons posé la question aux éventuels témoins de cette étrange rencontre (ils ne sont plus très nombreux) qui vivaient à Tana à l'époque. Les six personnes interrogées à la Réunion, par le biais de leurs proches, ont toutes répondu en éclatant de rire ou en affirmant que les faits sont complètement infondés. Toutes vivaient à Tana au moment des faits, l'une d'elles travaillait même comme speakerine pour l'un des médias de l'époque. D'autres témoignages ou réfutations pourraient être encore trouvés sur place, mais pour l'instant, le mystère demeure.

---------------------------
 

Pendant quelques jours, l'incident alimente les conversations. Le commandement aérien de Madagascar demande au révérend-père Coze, directeur de l'observatoire de Tananarive, de collecter les témoignages. Le temps écoulé ne permet plus de reconstituer la trajectoire exacte, mis la plupart des témoins s'accordent à dire qu'elle a comporté une descente en piqué et plusieurs virages au-dessus de Tananarive.

Enquêtant 30 ans après les faits, la revue LDLN réussit à identifier 11 des témoins LDLN n° 328, juillet-août 1994, pp. 5-15.

Article dans Fandrosoam Baovao, 21 Janvier 1955 Bulletin du GEPA n° 6, 2nd semestre 1964 VSD Hors-Série n°1, juillet 1998, pp. 16-17

  1. LDLN n° 328, juillet-août 1994, pp. 5-15

-------------------------------------

Décès d’Edmond Campagnac

Bonsoir à tous,  je reçois à l’instant ce mail de M Joël Duquesnoy, président du GERU :

tannanarivegf7

Bonsoir,

Décès d’Edmond Campagnac.

Décidément la série noire continue en ufologie. C’est maintenant Edmond Campagnac qui nous quitte. Décès survenu le 11 juillet 2009 à l’âge de 91 ans, à Paris Hôpital Georges Pompidou.
Il avait participé à la rédaction du rapport dit COMETA comme ancien directeur technique d’Air France et témoin de la célèbre observation de Tananarive en 1954

Il s’agit d’un cas assez exceptionnel d’observation collective d’un objet volant non identifié. Le Journal de l’île a pu reprendre contact, par téléphone, avec l’un des témoins les plus crédibles de cette scène, aujourd’hui âgé de 87 ans et installé en métropole. Il se nomme Edmond Campagnac et se souvient parfaitement du 16 août 1954.

"Un très gros ballon de rugby d’aspect métallique"
Polytechnicien, chef des services techniques d’Air France à Madagascar au moment de l’événement, il se trouve près de l’artère principale de l’agglomération, l’avenue de la Libération, en fin d’après-midi. "Ça s’est passé alors qu’il faisait encore jour, à la sortie des bureaux. Des dizaines de milliers de personnes l’ont vu, à un peu plus de 250 mètres de hauteur, raconte-t-il. Cela avait la forme d’un très gros ballon de rugby d’aspect métallique."
Différents témoignages parleront bien de cet objet, ainsi que d’une "boule verte électrique" se dirigeant vers le sol avant de disparaître derrière le Palais de la Reine. Mais la "chose" réapparaît une minute plus tard, fait le tour des collines de Tana, puis survole l’avenue de la Libération à une altitude plus basse, devant la foule. Edmond Campagnac, qui a réitéré son récit maintes fois (notamment dans l’émission Les dossiers de l’écran), remarque alors que la couleur verte électrique provient d’une sorte de plasma en forme de lentille, de 40 mètres de long, suivi de cet engin qui ressemble à un ballon de rugby métallique. Le tout est totalement silencieux.
Ce survol aurait été accompagné d’anomalies relatées elles aussi par différents témoins.

Le responsable de l’observatoire mène l’enquête
Les éclairages électriques se sont éteints puis rallumés et les chiens ont hurlé à la mort. Lorsque l’objet a survolé le parc à bestiaux – destinés au marché, dans la journée -, ceux-ci ont eu une réaction de panique, notamment les zébus. L’engin est ensuite reparti vers l’Ouest. Deux à trois minutes plus tard, une forme identique a été remarquée 150 kilomètres plus loin, au-dessus d’une ferme école, provoquant une panique encore plus considérable dans les enclos.
"Il y a eu un rapport de fait par le responsable de l’observatoire astronomique, le père Coze, après une enquête", précise Edmond Campagnac. Les personnels d’Air France ont été bien sûr interrogés, tout comme les éleveurs et les agriculteurs témoins.
"Nous nous sommes rendu compte que certains Malgaches avaient déjà observé ce genre de phénomène. Nous, les Occidentaux, nous baissons trop la tête", explique cet ancien ingénieur qui a grandi en Extrême-Orient. Il n’existerait aucune photographie de cet événement : "Parmi les Européens, tout le monde sortait du travail, nous n’avions donc pas un appareil en bandoulière à ce moment-là." Selon lui, le responsable de l’observatoire a ensuite transmis les témoignages à l’armée de l’air. Depuis, ces documents n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque communication de la part des autorités militaires ou politiques. Pour quelle raison ? Edmond Campagnac répond en citant Paul Valéry : "La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde."
Après avoir terminé sa formation à Polytechnique, M. Campagnac est embauché par l’un des anciens responsables de l’Aéropostale, Didier Daurat. Il est envoyé à Madagascar comme directeur technique. Il s’occupe notamment de la formation du personnel local et de la maintenance des avions. Air France compte sur lui pour former ses commandants de bord (il est lui-même pilote).

------------------------
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


17/11/2007
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 522 autres membres