TOUT sur EINSTEIN et la QUATRIEME DIMENSION avec 20 VIDEOS - Partie 2

 

Suite de la Partie 1 : de nombreux documents en liens :

 

Ben Gourion lui proposa en 1952 la présidence de l'État d'Israël, qu'il refusa. L'ambassadeur raconte les raisons de son refus : « D'abord, si je connais les lois de l'univers, je ne connais presque rien aux êtres humains. De plus, il semble qu'un président d'Israël doit parfois signer des choses qu'il désapprouve, et personne ne peut imaginer que je puisse faire cela. » Il légua ses archives à l'université de Jérusalem.

Albert Einstein et Robert Oppenheimer.
Albert Einstein et Robert Oppenheimer.

Einstein fut somme toute un pacifiste à la philosophie extrêmement rationnelle, un peu contemplatif, un être un peu asocial qui aimait l'humanité. Il a constamment méprisé l'agitation humaine et a toujours préféré le calme. Pour connaître ses pensées sur la religion ou la guerre, on peut lire ses citations.

Il a lutté pendant la Guerre froide en s'exprimant contre la course aux armements, appelant, par exemple avec Bertrand Russell et Joseph Rotblat, les scientifiques à plus de responsabilités, les gouvernements à un renoncement commun à leur prolifération et leur utilisation, et les peuples à chercher d'autres moyens d'obtenir la paix (création du Comité d'urgence des scientifiques atomistes en 1946, Manifeste Russell-Einstein en 1954). Il fut nommé directeur du Comité à l'Énergie atomique des Nations unies, mais démissionna quand il se rendit compte de son inutilité. Précisons qu'il ne participa pas à la construction de la bombe atomique. Il n'en eut pas même l'idée. Ce fut Robert Oppenheimer qui la dirigea.

Il a toujours insisté sur la nécessité de créer un État mondial.

Vie sociale [modifier]

Albert Einstein en 1947.
Albert Einstein en 1947.

Einstein a eu des relations avec quantité de personnalités scientifiques, politiques et artistiques. Sa correspondance était très riche.

Ses liaisons avec les femmes étaient sombres. Il trompait souvent Maja, et fut très dur avec Mileva. Ils faisaient chambre à part et il pouvait lui interdire son bureau, se faisant presque servir (« Je traitais ma femme comme une employée, mais une employée que je ne pouvais pas congédier »). [réf. nécessaire]

Mileva Maric [modifier]

Mileva Maric, atteinte de coxalgie (boiteuse) et au physique sombre, est aussi élève du Polytechnicum. Elle tombe enceinte et accouchera chez ses parents en Serbie d’une petite fille, Lieserl, que le père et la mère devront abandonner. Nul ne sait ce qu’est devenue cette fille d’Einstein. Mais ce drame va briser la vie de Mileva et, à terme, celle du couple.

Einstein a toujours fui l'agitation humaine, refusé les effets faciles et les jugements à l'emporte-pièce. « Je suis un solitaire qui aime l'humanité », et pour lui « On ne peut appuyer la morale sur des règles constantes ».

Autres personnalités [modifier]

Il entretint toute sa vie une relation amicale avec la reine Élisabeth de Belgique, avec qui il jouait du violon (« Je m'étonne de la courte mémoire des hommes quant aux faits politiques. Hier le procès de Nuremberg, aujourd'hui le réarmement de l'Allemagne… »).

En 1933, il publie avec Sigmund Freud un échange de lettres intitulé Pourquoi la guerre ?

Einstein et l'astrologie [modifier]

Contrairement à la citation qui lui est attachée par de nombreuses publications, en particulier celui de l'astrologue Élisabeth Teissier, Einstein ne voyait dans l'astrologie que supercherie. Il a notamment exprimé son opinion très négative sur le sujet dans une introduction qu'il a écrite en 1951 pour l'ouvrage de Carola Baumgardt.

Citation apocryphe qui lui est attribuée : « L’astrologie est une science en soi, illuminatrice. J’ai beaucoup appris grâce à elle et je lui dois beaucoup. Les connaissances géophysiques mettent en relief le pouvoir des étoiles et des planètes sur le destin terrestre. À son tour, en un certain sens, l’astrologie le renforce. C’est pourquoi c’est une espèce d’élixir de vie pour l’humanité. »

Ce faux a pour origine le Huters astrologischer Kalender de 1960, publié en 1959. La phrase a donc été forgée environ cinq ans après la mort d'Einstein.

Einstein et le végétarisme [modifier]

Dans la lignée de ses prises de position avant-gardistes, Albert Einstein soutenait la cause végétarienne. Il considérait le végétarisme comme un idéal sans pourtant le pratiquer lui-même malgré quelques problèmes de conscience[6]. Il considérait principalement les raisons de santé mais croyait également à l’effet bénéfique du régime végétarien sur le tempérament des hommes[7]. C'est seulement un an avant sa mort qu’il mit en pratique ce régime[8].

Einstein et l'espéranto [modifier]

"Pour la communication internationale, la compréhension internationale à l'aide de la langue internationale est non seulement une nécessité, mais une chose qui va de soi. L'espéranto est la meilleure solution à l'idée de langue internationale." [réf. nécessaire]

Le cerveau d'Einstein [modifier]

En 1978, le journaliste Steven Levy apprend par son employeur le journal New Jersey Monthly que le cerveau du savant aurait été conservé et lui demande de le récupérer.

Levy sera accompagné par un caméraman durant sa quête et le film diffusé dans les années 1990 sur le petit écran en France. Après une longue enquête, il le retrouve en effet à Wichita, Kansas, chez le pathologiste qui avait procédé à son extraction, le Dr Thomas Harvey.

Les médias campèrent évidemment devant son domicile en quête d'informations lui créant énormément de désagréments. Par la suite, le Dr Harvey avoua qu'il n'avait rien trouvé de particulier dans sa structure physique pouvant expliquer son génie.

Mais de plus récentes études (parues notamment dans Science et Vie) montrent que le cerveau d'Einstein possédait un nombre élevé d'astrocytes. Les chercheurs à qui l'on doit cette découverte ignorent si cela est responsable de son intelligence, ils négligeaient jusque-là les astrocytes dans leurs recherches neurologiques s'intéressant avant tout aux neurones.

Divers [modifier]

Un einstein est égal au nombre d'Avogadro fois l'énergie d'un photon (lumière). Il y a aussi un élément chimique : l'einsteinium.

2005 fut l'année mondiale de la physique, mais aussi l'année d'Einstein, en commémoration du centenaire de l'annus mirabilis.

Inventions et Brevets [modifier]

Einstein fut autre qu'un théoricien, il a aussi inventé des appareils et a déposé de nombreux brevets en collaboration avec des amis.

  • Voltmètre ultrasensible

En 1908, avec Paul Habicht, il met au point un voltmètre capable de mesurer des tensions de l'ordre d'un dix-millième de volt. Ce « multiplicateur de potentiel Einstein-Habicht » sera commercialisé à partir de 1912.

  • Réfrigérateur

Avec son ancien étudiant et ami Leo Szilard, il crée plusieurs types de réfrigérateurs (un système à absorption, un système à diffusion et un système électromagnétique). Ce dernier système s'appuie sur une « pompe électromagnétique » qui est encore utilisée pour transporter le sodium dans les réacteurs à neutrons rapides à caloporteur sodium (2005). Les réfrigérateurs n'ont pas été commercialisés.

  • Appareil de correction auditive

Un des quarante brevets déposés avec Szilard.

Voir aussi [modifier]

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Albert Einstein.

Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

Cette bibliographie contient quelques ouvrages incontournables pour aborder le personnage d'Einstein et son œuvre. Pour des ouvrages plus techniques, le lecteur se reportera aux bibliographies des articles spécialisés citées ci-dessous.

Biographies d'Einstein [modifier]

  • Françoise Balibar ; Einstein : La joie de la pensée, collection Découvertes, Gallimard (1993), ISBN 2070532208.
  • Banesh Hoffmann ; Albert Einstein, créateur et rebelle, Collection Points-Sciences, Le Seuil (1975) ISBN 2020053470. Une excellente biographie au format poche, par un ancien collaborateur d'Einstein à l'Institute for Advanced Studies de Princeton.
  • Philippe Frank ; Einstein - Sa vie et son temps, Collection Les savants & le monde, Albin Michel (Paris-1950). Réédition en poche dans la collection Champs, Flammarion (1993) ISBN 2080812424. Une biographie autorisée de première main, par celui qui fut le successeur d'Einstein à la chaire de physique théorique de l'Université de Prague, nommé sur sa recommandation. Très documentée, elle décrit admirablement le contexte historique (scientifique et politique) de la genèse des travaux d'Einstein.
  • Abraham Pais ; Albert Einstein : La vie et l'œuvre, Intereditions (1993). Réédité par Dunod (2005) ISBN 2100493892. La biographie scientifique qui fait aujourd'hui autorité depuis sa parution en 1982, par un professeur de l'université Rockefeller qui a connu Einstein dans les dernières années de sa vie. Contenu extrêmement riche. Le niveau de certains passages techniques est celui d'un second cycle universitaire.

Ouvrages de vulgarisation [modifier]

  • Albert Einstein ; La relativité, Gauthier-Villars (1956). Au format poche, un exposé élémentaire des principes de la théorie de la relativité restreinte et générale, par son auteur. Indémodable.
  • Banesh Hoffmann ; Histoire d'une grande idée : la relativité, Éditions Pour La Science (1985), diffusion Belin ISBN 0-9029-1844-5. Un exposé remarquable pour sa clarté et sa simplicité de la relativité, par un ancien collaborateur d'Einstein à l'Institute for Advanced Studies de Princeton.
  • Thibault Damour ; Si Einstein m'était conté, Editions du Cherche-midi, Paris (2005) ISBN 2-74910-390-8. Le grand spécialiste français des théories de la relativité nous livre enfin « son » Einstein sans équations. Thibault Damour est professeur permanent à l'Institut des Hautes Études Scientifiques (IHES) de Bures-sur-Yvette ; il a longtemps enseigné la relativité générale au DEA de physique théorique de la rue d'Ulm.
  • Albert Einstein & Leopold Infeld ; L'évolution des idées en physique, collection Champs, Flammarion (1993) ISBN 2080811193. Au format poche, une histoire de la physique, de la mécanique de Newton jusqu'aux théories modernes (relativité, quanta), écrite en 1936 par le Maître lui-même et l'un de ses disciples à Princeton, pour financer le séjour de ce dernier.

Œuvres d'Einstein [modifier]

  • Une sélection des œuvres d'Einstein, notamment ses articles techniques originaux, sont aujourd'hui disponibles en traduction française commentée sous le titre Œuvres choisies aux éditions du Seuil/CNRS éditions, dans la collection Sources du savoir (6 volumes parus depuis 1989).
  • Françoise Balibar (ed.), Albert Einstein : physique, philosophie, politique, éditions du Seuil, ISBN 2020396580. Livre de poche qui contient des « morceaux choisis » issus de la sélection précédente.
  • Albert Einstein, Comment je vois le monde, collection Champs 183, Flammarion, 1989 ISBN 2-08-081183-5. Recueil d'articles.

Ouvrages plus techniques [modifier]

  • Michèle Leduc & Michel Le Bellac (éditeurs) ; Einstein aujourd'hui, EDP Sciences (Janvier 2005), 428 pp., ISBN 2-86883-768-9. Pour célébrer l'« Année mondiale de la physique 2005 », les Editions de Physique nous proposent un panorama contemporain des domaines de la physique initiée par Einstein en 1905 : relativités, quanta, physique statistique de la diffusion. Les textes, souvent techniques, sont écrits par les plus grands experts français de ces domaines.

Notes et références [modifier]

  1. Alain Connes, Triangle de Pensée, Éditions Odile Jacob, p.107.
  2. [1] [2]
  3. http://www.atomicarchive.com/Docs/Begin/Einstein.shtml
  4. Why Socialism?, by Albert Einstein
  5. http://foia.fbi.gov/foiaindex/einstein.htm
  6. Einstein Archive 60-058)
  7. Lettre à Hermann Huth, 27 décembre 1930. Einstein Archive 46-756
  8. Lettre à Hans Muehsam, du 30 mars 1954

Liens externes [modifier]



06/08/2007
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