Science-fiction

 

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La science-fiction (ou SF) est un genre artistique qui fait des hypothèses sur ce que pourrait être le futur et/ou les univers inconnus (planètes éloignées, etc.), en partant des connaissances actuelles (scientifiques, technologiques, ethnologiques, etc.). Il est parfois confondu, à tort, avec le fantastique, genre qui inclut une dimension d'inexplicable, ou avec la fantasy, qui parle de mondes magiques.

Sommaire

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Étymologie et origine [modifier]

Histoire du mot [modifier]

Le terme français « science-fiction » a pour origine le terme anglais science fiction qui est apparu pour la première fois en 1851 sous la plume de William Wilson dans un essai intitulé : A Little Earnest Book Upon A Great Old Subject. Ce n'est pourtant qu'en 1929, suite à l'éditorial d'Hugo Gernsback dans le premier numéro du pulp magazine intitulé Science Wonder Stories, que le terme commence à s'imposer outre-Atlantique, aussi bien dans les milieux professionnels que chez les lecteurs, remplaçant de facto d'autres vocables alors en usage dans la presse spécialisée comme « scientific romance » ou « scientifiction ».

Dans son essai intitulé On Writing of Speculative Fiction, publié en 1947 dans Of worlds beyond, l'auteur américain Robert A. Heinlein tenta d'imposer un nouveau concept, « speculative fiction », pour se démarquer des récits de fantasy qui paraissaient encore à l'époque sous l'étiquette générale de science fiction. Si le néologisme de Robert A. Heinlein connut un grand succès jusque dans les années 1960, le terme de science fiction s'est toujours maintenu comme le concept de référence.

Histoire du mot en France [modifier]

En France, le terme de science-fiction s'impose à partir des années 1950[1] avec pour synonyme et concurrent direct le mot anticipation.

Si le mot anglais original s'écrit science fiction, le mot français s'orthographie avec un tiret : science-fiction. L'abréviation française S.F. est devenue courante à partir des années 1970[1].

Une définition problématique [modifier]

Norman Spinrad : « La science fiction, c’est tout ce que les éditeurs publient sous ce nom. ».

La science-fiction met en scène des univers où se déroulent des faits impossibles ou non avérés en l’état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science, qui correspondent généralement à de nouvelles découvertes scientifiques ou techniques.

Sous ce libellé se trouvent de nombreux sous-genres comme la hard science-fiction (science dure) comportant des fictions « prétextes » à de la vulgarisation scientifique ou à des conjectures adhérant de manière rigoureuse aux connaissances scientifiques actuelles, les uchronies (ce qui se serait passé si un élément du passé avait été différent), le cyberpunk, branché sur les réseaux, le space opera qui, avec la speculative fiction, le planet opera et même le policier/science-fiction et bien d’autres encore (voir l'article Thèmes et genres de la science-fiction).

Apparue sous la forme littéraire, la science-fiction a été accaparée depuis par les autres médias (bande dessinée, radio, cinéma, télévision et jeu vidéo) ainsi que par les arts plastiques en général (peinture, sculpture), bien que surtout représentée visuellement dans l'illustration graphique (couvertures de livres ou de disques, affiches décoratives, posters).

Historique [modifier]

Les précurseurs [modifier]

De même que par un débat sans fin on tente de définir la science-fiction, ses « historiens » ne sont pas toujours d'accord sur les origines du genre.

Pour certains, cela commence très tôt avec les mythes et les religions. Plus prosaïquement, on peut considérer L'Histoire véritable, de Lucien de Samosate, comme le premier ouvrage relevant du genre. Ses voyages extraordinaires auront une très longue postérité.

D'autres, c'est le cas de Brian Aldiss dans son essai Trillion Year Spree, considèrent que le premier roman de science-fiction n'est autre que le roman Frankenstein de Mary Shelley. C'est du moins le premier ouvrage dans lequel un auteur prétend créer une histoire fantastique qui ne relève pas de la pure fantaisie ou du surnaturel : "The event on which this fiction is founded has been supposed, by Dr. Darwin, and some of the physiological writers of Germany, as not of impossible occurrence."

Citons, parmi les précurseurs de cette littérature riche d’une longue histoire :

Mais on considère que les deux pères fondateurs de la science-fiction moderne sont Jules Verne (1828-1905) avec De la Terre à la Lune en 1865 ou 20 000 lieues sous les mers en 1870, et H.G. Wells (1866-1946) avec notamment La Machine à explorer le temps (1895), L'Homme invisible (1897) ou La Guerre des mondes (1898).

L'âge d'or [modifier]

Si la science-fiction a vu le jour en Europe et s’est bien développée en France, en Angleterre et en Allemagne, ce sont les États-Unis, entre 1920 et 1950, qui donneront au genre son âge d'or.

En effet, c’est à ce moment que se multiplient les revues spécialisées de science-fiction qui suivent la tradition des pulps (revues populaires de faible qualité et très peu chères). Citons parmi les premières du genre Weird Tales, née en 1923 ; Amazing Stories, née en 1926 ; Wonder Stories, née en 1929 ; Astounding Stories, née en 1930. Aux États-Unis, plus de 30 revues existeront simultanément.

Ce support de parution a fortement marqué le genre. Le format et la périodicité ont fait que beaucoup de nouvelles et de courts romans (novellas) ont été écrits. Les œuvres longues n’étaient que le fait des auteurs les plus célèbres et paraissaient par épisodes, ce qui n’était pas sans conséquences sur le texte puisque les auteurs devaient s’y adapter.

L’édition sous forme de livres des textes de science-fiction est plus tardive. Elle précède de peu la disparition de nombreuses revues.

De ces premiers magazines spécialisés ont émergé la plupart des principaux écrivains classiques de science-fiction : Howard Phillips Lovecraft, Isaac Asimov, Ray Bradbury, Arthur C. Clarke, Frederik Pohl, Robert A. Heinlein, Alfred Bester, A. E. van Vogt, Clifford Donald Simak, etc.

Cette période fut aussi marquée par l'émergence du cinéma, né en 1895. Celui-ci se tournera très tôt vers la science-fiction et le fantastique, avec Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902) et les films de l’expressionnisme allemand, comme le Nosferatu (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) de F.W. Murnau (1922) et Metropolis de Fritz Lang (1927). Parmi les films majeurs de cette période, on peut citer Frankenstein (James Whale, 1931), King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933), qui étonna par ses effets spéciaux, Le Jour où la Terre s'arrêta (The Day the Earth Stood Still, Robert Wise, 1951 — il réalisa également La Maison du diable et Star Trek I) et Planète interdite (Forbidden Planet, Fred M. Wilcox, 1956). Mais il ne faut pas oublier une production plus populaire mais aussi emblématique, caractérisée (avant l’ère de la télévision) par les serials, films découpés en épisodes, dont les héros s’appelaient Flash Gordon (1936, 13 épisodes) ou Buck Rogers (1939, 12 épisodes).

La bande dessinée ne fut pas en reste, avec l’explosion des comics comme Buck Rogers et Flash Gordon, et ceux qui sont consacrés aux super-héros (Superman, Batman, Wonder Woman (de la DC Comics), ou bien encore Spider-Man, les Quatre Fantastiques, les X-Men (de la Marvel)).

En France, de 1953 à 1962, les publications Artima développèrent ce genre dans des publications de kiosque, avec des histoires originales (Meteor, Atome Kid et La Famille Rollinson dans l’espace) ou des traductions de matériel américain (Aventures Fiction, Sidéral, etc.).

Aujourd’hui [modifier]

Depuis lors, la science-fiction est un genre riche et diversifié. Elle mêle des œuvres de grande qualité (et a gagné ses lettres de noblesse littéraires avec des auteurs comme Ray Bradbury) à de la « littérature de gare ». Parmi les auteurs contemporains, on peut citer Orson Scott Card, Dan Simmons et Peter F. Hamilton (actuellement best-seller en Grande-Bretagne et considéré comme le rénovateur du genre space opera).

Les sous-genres, évoqués au début du texte, se sont aussi multipliés et de nouveaux continuent d’apparaître.

Une nouvelle géographie [modifier]

La science-fiction a aussi étendu son essor géographiquement, bien au-delà des États-Unis. On a vu, par exemple, une « nouvelle vague » de science-fiction française dans les années 1970 (avec, entre autres, Pierre Pelot (alias Pierre Suragne), Jean-Pierre Andrevon, Gérard Klein (également responsable de la collection Ailleurs et Demain des éditions Robert Laffont, qui a beaucoup fait pour donner à cette littérature ses lettres de noblesse), Michel Jeury, Philip Goy, Dominique Douay ou encore Philippe Ebly (pour les enfants et adolescents des années 1970 et 1980). On compte aussi de nombreux auteurs de talent dans les pays de l’Est (rarement traduits en français) avec à leur tête le Polonais Stanislas Lem (Stanisław Lem) et les frères russes Arcadi et Boris Strougatski.

Si en France les revues spécialisées n'ont jamais joué un rôle de premier plan, comme aux USA, elles n'en existent pas moins. Parmi les principales, citons :


Au cinéma [modifier]

Aujourd’hui, la science-fiction est toujours bien présente. Elle a gagné plusieurs lectorats, s’est popularisée avec le cinéma et nombre de ses thèmes sont ancrés dans l’esprit de chacun. La science-fiction est un des genres majeurs du cinéma, soit sous la forme d’adaptations d’œuvres littéraires, soit sous la forme de créations originales. Le Voyage dans la Lune (1902) de Georges Meliès est ce que l'on peut considérer comme le premier film de science-fiction. Parmi les films importants qui imposèrent un certain nombre de standards, on peut retenir 2001, l’odyssée de l’espace (2001 : A Space Odyssey (1968)), de Stanley Kubrick, La Guerre des étoiles (1977), de George Lucas, Alien - Le huitième passager (1979), Blade Runner (1982), de Ridley Scott, tiré d’un roman de Philip K. Dick, ainsi que la série télévisée Star Trek (à partir de 1966) et plus récemment le remake La Guerre des Mondes, d’après H.G. Wells, réalisé par Steven Spielberg, qui a également réalisé en 2002 Minority Report, d'après une nouvelle de Philip K. Dick. L’idée que l’on a du film de science-fiction est souvent associée à une débauche d’effets spéciaux, mais il existe des films dits de « science-fiction minimaliste », qui mettent en scène le fantastique sans aucun effet spécial, uniquement en jouant avec le cadrage, la mise en scène, le jeu d’acteurs et la musique ; citons, par exemple, La Jetée de Chris Marker (1962), Solaris et Stalker d’Andrei Tarkovsky (1979), Le Trésor des îles Chiennes de François-Jacques Ossang (1990), Bienvenue à Gattaca d’Andrew Niccol (Gattaca, 1997), ou encore FAQ: Frequently Asked Questions de Carlos Atanes (2004).

Voir une chronologie détaillée dans l'article Chronologie du cinéma de science-fiction

Dans le cinéma et les séries d’animation [modifier]

Concernant le cinéma d’animation, les Japonais occupent une place prépondérante tant au cinéma qu’à la télévision (on parle d’anime ou de manga eiga pour désigner ces réalisations), avec notamment des réalisateurs comme Katsuhiro Otomo (Akira) et Mamoru Oshii (Ghost in the Shell). Mais des réalisations françaises (Le Secret des Sélénites ou Les Fabuleuses Aventures du légendaire Baron de Munchausen de Jean Image, Gandahar), ou bien états-uniennes (Métal hurlant), font partie intégrante du développement de la science-fiction dans le cinéma d’animation.

La déferlante des séries d’animation japonaises (parfois co-produites avec des Français ou des Américains), qui constituèrent l'essentiel des programmes « jeunesse » de la télévision française durant la décennie 1978-1988, contribua largement à populariser le genre en France, bénéficiant d’une diffusion médiatique de masse sur des chaînes hertziennes (TF1, Antenne 2, FR3, puis La Cinq) aux heures de grande audience. De ce fait, des séries telles que Goldorak, Capitaine Flam, Albator, Il était une fois... l'Espace, La Bataille des planètes et Ulysse 31 ont marqué une génération d'enfants français.

En bande dessinée [modifier]

En bande dessinée, la science-fiction est l’occasion de développer des univers esthétiques fabuleux.


Aux États-Unis, après l’explosion des comics comme Buck Rogers et surtout Flash Gordon d'Alex Raymond (1934), les précurseurs français sont Raymond Poïvet et Roger Lecureux avec les Pionniers de l'Espérance (1945), Marijac et Auguste Liquois ou Pierre Duteurtre avec Guerre à la Terre publié par Coq-Hardi (1946/47) et Kline avec Kaza le Martien parut dans l'hebdomadaire OK (Belgique), de 1946 à 1948. Cette bande dessinée s'inspirait de Flash Gordon. En 1947 au Québec, le journal Le Progrès du Saguenay publie la première bande dessinée de science-fiction du pays : Les Deux Petits Nains, du jeune Paulin Lessard.

Il est difficile de ne pas parler d'Edgar P. Jacobs, dont Le Rayon U fut publié en 1943. À la fin des années 1940, il crée la série des aventures de Blake et Mortimer, un classique du genre.

Il y eu ensuite Barbarella (1962) de Jean-Claude Forest, Les Naufragés du temps (1964) de Paul Gillon et Jean-Claude Forest, Lone Sloane (1966) de Philippe Druillet, Luc Orient (1967) d'Eddy Paape et Greg et enfin et surtout Valérian, agent spatio-temporel devenu plus tard Valérian et Laureline de Jean-Claude Mézières, Pierre Christin et Evelyne Tran-Lê (de 1967 à aujourd'hui) qui popularisa le genre science-fiction en bande dessinée. Christin et Mézières souhaitaient que les aventures de Valérian et Laureline soient aussi des histoires de politique-fiction (écologie, relation de classes ou de travail, féminisme, syndicalisme, etc.) plutôt situées à gauche[2] mais non directement ou ouvertement politique comme il peut y en avoir dans Charlie-Hebdo[3]. Mézières fut largement pillé par les décorateurs et les costumiers de George Lucas, qui possédait, entre autre, nombre des albums de Valérian dans sa bibliothèque, pour La Guerre des étoiles (1977)[4],[5].


Roger Leloup est un scénariste et dessinateur belge dont la série Yoko Tsuno se déroule dans un univers empreint de science-fiction.

Certains albums des Aventures de Tintin et Milou peuvent être classés dans la catégorie "science-fiction", par exemple On a marché sur la Lune, qui raconte, avec quinze ans d'avance, le premier voyage sur la lune, ou Vol 714 pour Sydney, qui fait intervenir des extraterrestres.


Parmi les grands créateurs du genre, on compte beaucoup de dessinateurs et de scénaristes français ou travaillant en France, notamment ceux qui gravitent autour du journal Métal hurlant ; citons, par exemple, Enki Bilal, Caza, Philippe Druillet, Alejandro Jodorowsky, Olivier Ledroit, Moebius et Olivier Vatine. Pareillement avec le magazine bimensuel Ere comprimée avec Dick Matena, Rafa Negrete ou encore Cacho Mandrafina.


Aux États-Unis, on peut citer Alex Raymond, Richard Corben, Frank Miller, et les anglais Simon Bisley, Pat Mills (scénariste) et Alan Moore (scénariste).

En 1950, Frank Hampson créa pour le magazine anglais Eagle, Dan Dare, Pilot of the Future.


Les mangas (bandes dessinées japonaises) exploitent elles aussi énormément les thèmes de la science-fiction et du fantastique. Citons par exemple Go Nagai, Katsuhiro Otomo et Masamune Shirow.

Mutations récentes [modifier]

Depuis les années 1960-1970 émerge une science-fiction plus mûre. Elle se penche sur notre société et propose souvent des réflexions sur des problèmes immédiats (écologie, sociologie, rôle des medias, rapport au pouvoir, aux nouvelles technologies, à l’histoire). Elle est ancrée dans son temps et ses problématiques, tout en restant œuvre d’évasion. Cela n'empêche pas les éditeurs de continuer à publier une science-fiction purement distractive telle que cycle de Honor Harrington.

La science-fiction a également exploré d'autres voies à travers l'expérimentation stylistique. En Grande-Bretagne, la New Wave est née autour de Michael Moorcock et sa revue New World (J. G. Ballard, dont le roman Crash est un bon exemple des recherches formelles poursuivies par cette école). Aux USA s'est développée la New Thing (Harlan Ellison, Roger Zelazny) et en France, Michel Jeury s'est inspiré du Nouveau Roman dans Les Singes du temps et Le Temps incertain.

Ouvrages de référence [modifier]

  • Gilbert Millet et Denis Labbé, La Science-fiction, Éditions Belin, janvier 2002
  • André-François Ruaud et Raphaël Colson, Science-fiction, une littérature du réel, Éditions Klincksieck, mars 2006
  • François Rouiller, 100 mots pour voyager en Science-Fiction, Éditions Les Empêcheurs de Penser en Rond, 2006
  • Francis Berthelot, Bibliothèque de l’Entre-Mondes : Guide de lecture, les transfictions, Éditions Gallimard, coll. « Folio science-fiction »
  • Jacques Baudou, La Science-fiction, Éditions Presses Universitaires de France
  • Amis Kingsley (Préface de Jean-Louis Curtis), L’Univers de la science-fiction, traduit de l'américain par Élisabeth Gille, Éditions Payot, 1962
  • Claude Aziza & Jacques Goimard, Encyclopédie de poche de la science-fiction, Éditions Presses Pocket, 1986
  • Francis Valéry, Passeport pour les étoiles, Éditions Gallimard, coll. « Folio science-fiction »
  • Lorris Murail, Le Guide Totem de la science-fiction, Éditions Larousse, 1999
  • Stan Barets, Le Science-fictionnaire (anciennement « Catalogue des âmes et cycles de la science-fiction » publié en 1981), Éditions Denoël, coll. « Présence du futur »
  • Pierre Versins, Encyclopédie de l'utopie, des voyages extraordinaires et de la science-fiction, l'Âge d'homme, 1972
  • Igor et Grichka Bogdanoff, La Science-fiction, Éditions Seghers ;
  • Jacques Goimard, Critique de la science-fiction, Éditions Pocket, coll. « Agora », 2002.

Voir aussi [modifier]

Liens internes [modifier]

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07/10/2007
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