Un modèle à 6 niveaux des phénomènes OVNI

 

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Incommensurabilité, Orthodoxie et la Physique de Haute Etrangeté - Un modèle à 6 niveaux des phénomènes anormaux

par Jacques Vallée et Eric W. Davis

NIDS, Las Vegas (Nevada)

Novembre 2003

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Résumé

Le principal argument présenté dans cet article est qu'une étude continue des Phénomènes Aériens Non identifiés ("PAN"), y compris les "apparitions" de nature religieuse ou spirituelle, pourraient offrir un théorème d'existence pour de nouveaux modèles de réalité physique. Le paradigme SETI actuel et sa "supposition de banalité" pose des restrictions sur les formes d'une intelligence non humaine qui pourraient être recherchées dans notre environnement. Un biais différent existe dans l'hypothèse souvent indiquée des ufologues selon laquelle les PAN, s'ils sont réels, doivent représenter des visiteurs de l'espace. En observant que les deux modèles sont biaisés par l'anthropomorphisme, les auteurs tentent de clarifier les questions entourant les observations de "haute étrangeté" en distinguant 6 niveaux d'information pouvant être dérivés d'événements anormaux, c'est-à-dire :

  1. les manifestations physiques
  2. les effets antiphysiques
  3. les facteurs psychologiques
  4. les facteurs physiologiques
  5. les effets psychiques
  6. les effets culturels.

Dans une étape ultérieure ils proposent le cadre d'une analyse scientifique des phénomènes non identifiés prenant en compte le problème de l'incommensurabilité.

Le défi de la haute étrangeté

L'étude rationnelle des cas signalés de Phénomènes Aériens Non identifiés (PAN), y compris les apparitions religieuses telles que ce que l'on appelle les "miracles de Fatima" et autres événements marials est actuellement dans une impasse. Cette situation a beaucoup a voir avec l'état incomplet de nos modèles de réalité physique ainsi qu'avec la complexité des données. Un objection de base à la réalité des événements PAN parmi les scientifiques est que les témoins s'accordent à signaler des objets dont le comportement apparemment absurde "ne peut être" associé à un phénomène réel, même dans des conditions extrêmes. A cet égard la simiitude est frappante entre les événements contemporains signalés comme rencontres rapprochées d'ovnis et les observations plus traditionnelles d'entités décrites comme des "anges", elfes et fées, ou déités. Les sceptiques insistent sur le fait que des êtres supérieurs, ambassadeurs célestes ou visiteurs extraterrestres intelligents (IET) ne perpétraient tout simplement pas de telles actions primitives telles que celles rapportées dans la littérature. Cet argument peut être critiqué comme une observation anthropocentrique, auto-sélectionnée résultant de notre propre point de vue limité en tant qu'Homo Sapiens du 21ème siècles tentant de tracer des conclusions sur la nature de l'univers. Néanmoins, la haute étrangeté de nombreux rapports et l'absurdité présente dans les miracles religieux doit être prise en compte.

Les avocats de la réalité des PAN, de l'autre côté, déclarent généralement l'Hypothèse Extra-Terrestre (HET) centrée sur des voyageurs interstellaires venant de systèmes extrasolaires et visitant les restes de la Terre comme l'explication la plus probable aux objets et entités qui leurs sont associés. Logiquement, ils ré-interprêteraient les récits Bibliques et apparitions religieuses dans le cadre de visites d'étrangers venus de l'espace. Cet argument, aussi, peut être remis en cause sur la base du propre témoignage des témoins : les ufologues ont uniformément ignoré ou minimisé les signalements de comportements apparemment absurdes contredisant l'HET, en extrayant de manière sélective les données s'accordant le plus à leur agenda ou version de la théorie. Ainsi l'HET, tout comme l'argument sceptique, est basée sur une auto-sélection anthropocentrique [1]. Ici nous assistons à un recouvrement intéressant entre les paradigmes SETI et PAN : chacun exclut la considération de l'autre en se réclamant de la recherche légitime de et le contact avec une intelligence non humaine potentielle. Du point de vue des auteurs, les hypothèses actuelles ne sont pas suffisamment étranges pour expliquer les faits du phénomène, et le débat souffre d'un manque d'information scientifique. De fait, du point de vue de la physique moderne, notre Voisinage Cosmique pourrait inclure d'autres univers (parallèles), des dimensions extra-spatiales et d'autres dimensions semblables à celle du temps au-delà de l'espace temps commun à 4 dimensions que nous reconnaissons, et que de tels aspects pourraient mener à des explications rationnelles de comportements apparemments "incomprehensibles" de la part des entités émergeant dans notre continuum perçu. Comme elle tente de réconcilier la théorie avec les propriétés observées de particules élementaires et avec les découvertes aux frontières de la cosmologie, la physique moderne suggère que l'humanité n'a pas encore découvert toutes les facettes de l'univers, et nous devons proposer de nouvelles théories et expériences afin d'explorer ces facettes non découvertes. C'est pourquoi une étude continue des événements anormaux signalés est importante : elle pourrait nous fournir un théorème d'existence pour de nouveaux modèles de réalité physique.

Une grande partie des progrès récents dans les concepts cosmologiques est directement applicable au problème : les trous de ver traversables (tunnels à hypersurface tridimensionnelle) ont maintenant été dérivés de la Théorie de la Relativité Générale d'Einstein [2] [3]. En particulier, il a été montré que la Théorie de la Relativité Générale d'Einstein ne contraint en aucune manière la topologie de l'espace-temps, ce qui autorise les trous de ver à fournir des connexions traversables entre des régions au sein de 2 univers séparés ou entre des régions et/ou temps éloignés au sein du même univers. Mathématiquement il peut aussi être montré que des trous de vers de plus de dimensions encore peuvent fournir des connexions d'hypersurface entre des espaces multidimensionnels [4] [5]. Des programmes récents de quantum de gravité ont exploré cette propriété dans la théorie des supercordes, ainsi que des propositions pour examine théoriquement et expérimentalement des espaces extra-dimensionnels d'échelle macroscopique [6]. Ainsi il est aujourd'hui largement acquis que la nature de notre univers est bien plus complexe que les observations basées sur un auto-sélection anthropocentrique portend. A cet égard, les ufologues et chercheurs SETI semblent mener une bataille d'arrière-garde. Tous 2 souffrent de limitations identiques dans la vision du monde qu'ils apportent à leurs propres domaines, et à leur antagonisme.

Biais anthropocentrique dans les paradigmes SETI et PAN

Les biais anthropocentriques dans le programme SETI sont évident dans le paradigme de recherche actuel. Historiquement les fondateurs du SETI ont défini le paradigme de recherche d'après d'une séries d'arguments et de suppositions complexes qui ont mené à la création de la "vision SETI orthodoxe" de communication interstellaire tout en appliquant le "principe de banalité" à nos capacités technologiques actuellement connues [7].

Cette approche fut prédite sur la notion qu'il était économiquement moins coûteux et technologiquement plus facile de générer et recevoir des photos par ondes radio pour émettre des signaux interstellaire plutôt que de s'engager dans un voyage interstellaire habité ou des sondes robotiques. En fait ces derniers furent considérés économiquement et technologiquement improbables au sein de la "vision SETI orthodoxe". Ceci a débouché sur 4 décennies du programme SETI suivant un schéma de recherche orienté de manière dominante vers les radio/micro-ondes (RMW).

Etant donné l'échec de cette approche initiale, dans les dernières 2 décades des programmes SETI alternatifs ont été proposés. Ils exploitent le laser optique cohérent/IR (COSETI), les signaux holographiques et des schémas de détection sur le worldwide web, ainsi que des idées pour rechercher des artefacts d'IET (SETA, ou astroarchéologie) et sondes visitant (SETV, V=visite) le système solaire ou la Terre [8].

Il existe de nouveaux schémas de recherche proposés basés sur l'application de détection de physique (particules) de haute énergie, tels que les rayons de neutrino modulés, les rayons X, les rayons gamma, les rayons cosmiques, etc. D'autres schémas de recherche proposent de rechercher des émissions de radiations en excès générées artificiellement depuis des corps astronomiques dans l'espace ou des traînées de radiation de haute-énergie issues de vaisseaux spatiaux [9].

Ces nouveaux programmes ont été en désaccord avec les membres du programme dominant SETI-RMW, peut-être en raison de la préoccupation d'avoir à partager des ressources rares ou d'entrer en compétition avec d'autres programmes non-RMW pour le financement très limité disponible pour l'ensemble de la recherche SETI.

La communauté des chercheurs sur les UAP est également menée par sa propre orthodoxie, qui est seulement violée à grands risques personnels par la critique qui propose une vision déviante, et par son propre "principe de médiocrité" lorsqu'elle tente de catégoriser et de faire des hypothèses d'explications au phénomène. Pour cette raison nous préférons utiliser le terme "UAP" plutôt que le plus courant "OVNI", qui est immédiatement associé à l'idée de visiteurs de l'espace dans l'esprit du public et des media. Cependant un pont pourrait être formé entre le SETI disparate et les communautés de l'Ufologie si tous 2 reconnaissaient seulement un fait simple : aucune expérience ne peut faire la distinction entre des phénomènes manifestés par une ETI interstellaire (arbitrairement avancée) venue nous visiter et des entités intelligentes qui pourraient exister près de la Terre au sein d'un univers parallèle ou dans des dimensions différentes, ou qui soient des voyageurs dans le temps (terrestres).

Chacune de ces possibilités intéressantes peut être manifestée via l'application du principe physique de trous de vers traversables puisqu'ils relient théoriquement 2 univers différents, 2 endroits éloignés de l'espace, des temps et des dimensions differentes [10].

Des trous de vers traversables ne sont qu'un exeples des nouveaux outils physiques disponibles pour la considération de voyages interuniversels, interstellaires, interdimensionnels ou chronologiques. Ceci amène les auteurs présents à spéculer qu'une nouvelle synthèse peut être trouvée en examinant l'ensemble du contexte du phénomène anormal — y compris les caractéristiques apparemment "absurdes" trouvées dans les apparitions religieuses — selon les termes d'un modèle à 6 niveaux. Le modèle utilise le cadre du problème de l'incommensurabilité et des concepts empruntés à la sémiotique.

PAN - Le besoin d'une approche unifiée

Ce que nous présentons ici est un nouveau cadre pour l'analyse d'UAP prenant en compte les leçons du SETI. Dans toute question scientifique il doit être possible de s'assurer dans quelle mesure une hypothèse, lorsqu'elle est testée et prouvée être vraie, "explique" effectivement les faits observés. Dans le cas des UAP, cependant, comme en physique en général, une hypothèse pourrait bien être "prouvée vraie" alors qu'une hypothèse apparemment contradictoire est également prouvée vraie. Ainsi l'hypothèse que le phénomène de la lumière est causé par des particules est vraie, mais l'est aussi l'hypothèse opposée qu'il est causé par des ondes. Nous devons être préparés au moment où nous seront dans la position de formuler des hypothèses scientifiques pour les UAP, et pourrions alors faire face à une situation semblable. La cadre que nous présentons ici est basé sur une telle contradiction apparente, parce que nous discuterons le fait que les UAP peuvent être considérés à la fois comme physiques et "psychiques". Nous espérons qu'il se révèlera stimulant en tant qu'approche unifiée d'un phénomène déroutant présentant à la fois des effets physiques indéniables suggérant une dispositif ou un appareil technologique et un effet psychique réminiscent de la littérature sur les poltergeists et phénomènes psychokinétiques. Nous utilisons ici le mot "psychique" au sens d'interaction entre réalité physique et conscience humaine. Pour prendre un exemple parmi de nombreux, on se souviendra que les événements de Fatima avaient impliqué des phénomènes lumineux, des effets atmosphériques et thermiques, et des descriptions d'un disque apparemment métallique dans le ciel, tandis que nombre des 70 000 témoins expérimentaient également des effets spirituels et psychologiques. Les principaux témoins ayant perçu quelque chose ont rapporté des états psychiques menant à une forme de communication extrasensorielle avec une entité non humaine supposée être la Vierge Marie.

Le sentiment d'absurdité et de contradiction de ces 2 aspects n'est pas mire que l'embarras scientifique durant les controverses particule/onde ou, plus récemment, sur l'enchevêtrement de quantum et le transport multi-dimensionnel. La contradiction a trait à l'inadéquation de notre langage à appréhender un phénomène défiant nos tentatives de classification.

Les 6 niveaux de l'analyse de PAN

Considérons les caractéristiques des observations non expliquées par des causes triviales naturelles ; nous pouvons reconnaître 6 "niveaux" principaux en terme de nos perceptions de ces caractéristiques, telles quelles peuvent être extraites de travaux antérieurs sur la phénoménologie des PAN [11] [12] ou de la base de données actuelle du NIDS.

Niveau 1

Le 1er de tous est le niveau physique, évident dans la plupart des récits de témoins décrivant un objet qui :

  • occupe une position dans l'espace, cohérente avec la géométrie
  • se déplace au fil du temps
  • interagit avec l'environnement via des effets thermiques
  • montre une absorption et émission de la lumière à partir de laquelle des estimation de sortie d'énergie peuvent être déduites
  • produit des turbulences
  • lorsqu'il a atterri, laisse des indentations et des brûlures à partir desquelles des chiffres de masse et d'énergie peuvent être déduits
  • donne lieu à des images photographiques
  • laisse des résidus matériels cohérents avec la chimie terrestre
  • donne lieu à des perturbations électriques, magnétiques et gravitationnelles

Ainsi les UAP, au sens physique de base, sont cohérents avec une technologie centrée sur un appareil semblant utiliser un système de propulsion révolutionnaire. C'est l'existence de ce niveau qui a poussé les ufologique du courant principal à déclarer que les ovnis et phénomènes associés étaient dûs à des machines extraterrestres.

Niveau 2

Par absence de terme adéquat nous appelerons le 2nd niveau anti-physique. Les variables sont les mêmes que celles de la catégorie précédente mais ils forment des schémas qui entrent en conflit avec ceux prédits par la physique moderne : des objets sont décrits comme physiques et matériels mais sont aussi décrits comme :

  • plongeant dans le sol
  • diminuant de taille, s'agrandissant, ou changeant de forme sur le point
  • devenant troubles et transparent sur le point
  • se divisant en 2 objets ou plus, plusieurs d'entre eux se fusionnant dans un objet à faible vitesse
  • disparaissant en un point et apparaissant ailleurs instantanément
  • restant observables visuellement bien que n'étant pas détecté par radar
  • produisant des temps manquants ou une dilatation du temps
  • produisant une inversion topologique ou une dilatation de l'espace (l'objet a été estimé de taille/volume petits de l'extérieur, mais le(s) témoin(s) voient un intérieur énorme de plusieurs fois la taille extérieure)
  • apparaissant comme des boules de lumière colorée, intensément brillantes sous contrôle intelligent.

C'est la présence de telles descriptions qui amène la plupart des scientifiques universitaires à rejeter le phénomène comme le produit d'hallucinations ou canulars.

Niveau 3

Le 3ème niveau a trait à la psychologie des témoins et aux conditions sociales les entourant. Des observateurs humaines tendent à voir des UAP dans leur environnement normal et dans des groupements sociaux normaux. Ils percoivent les objets comme non conventionnels mais tentent de les expliquer normalement comme des événements courants, jusqu'à être face à la conclusion inévitable que l'objet est véritablement inconnu.

Niveau 4

Les réactions physiologiques constituent un autre niveau significatif d'information. Le phénomène est signalé provoquer des effets perçus par les humaines comme :

  • des sons (beeping, buzzing, humming, sharp/piercing whistling, swooshing/air rushing, loud/deafening roaring, son d'un orage, etc.)
  • vibrations
  • brûlures
  • paralysie partielle (incapacité de bouger les muscles)
  • chaleur extrême ou sensation de froid
  • odeurs (puissante, fragrance douce ou étrange, oeufs moisis, sulphureuse, piquante, musky, etc.)
  • goût métallique
  • pricklings
  • aveuglement temporaire lorsque directement exposé à la lumière des objets
  • nausée
  • saignement de nez et/ou d'oreilles ; maux de têtes sévères
  • difficulté à respirer
  • perte de volonté
  • somnolence sérieuse dans les jours suivant une rencontre rapprochée

Niveau 5

La 5ème catégorie d'effets ne peut être qualifiée que de psychique parce qu'elle implique une classe de phénomenes courramment trouvés dans la littérature de parapsychologie, tels que :

  • impressions de communication sans canal sensitif direct
  • phénomènes de poltergeist : mouvements et sons sans cause spécifique, en dehors de la présence observée d'un UAP
  • lévitation du témoins ou d'objets et animaux dans les environs
  • manoeuvres d'une UAP semblant anticiper les pensée du témoin
  • rêves ou visions prémonitoires
  • changement de personalité promouvant des capacités d'inhabituelles chez le témoin
  • guérison

Niveau 6

La 6ème et dernière catégorie pourrait être qualifiée de culturelle. Elle est concernée par les réactions de la société aux signalements, la manière dont les effets secondaires (canulars, imagerie de fiction et science-fiction, théories scientifiques, dissimulation ou exposition, censure ou publicité des media, sensationalisme, etc.) sont générés, et l'attitude des membres d'une culture donnée envers les concepts que les observations d'UAP semblent remettre en question. Aux Etats-Unis le plus grand impact du phénomène a été sur l'acceptation générale de l'idée de vie dans l'espace et un changement plus limité, mais potentiellement très significatif, dans le concept populaire d'intelligence non humaine. Dans les premières cultures, telles que l'Europe médiévale ou le Portugal dans les premières années du 20ème siècle, le contexte culturel des observations anormales était fortement coloré de croyances religieuses.

Nature possible de la technologie des UAP

Un cadre pour une hypothèse scientifique sur les observations de PAN peut être construit sur l'identification (évidemment très grossière) des 6 principaux niveaux des effets des PAN. Si nous devions formuler une vision du problème en une seule phrase à ce point, celle-ci serait : Tout marche comme si les PANs étaient les produits d'une technologie qui intègre les phénomènes physiques et psychiques et affecte principalement les variables culturelles dans notre société par la manipulation de paramètres physiologiques et psychologiques chez les témoins. Cette seule phrase peut être développée comme suit :

  1. Le phénomène est le produit d'une technologie. Durant l'observation, le PAN est un objet aérien, physique et matériel. Cependant, il semble utiliser soit une tromperie très habile soit des principes physiques très avancés, donnant les effets que nous avons appelés "antiphysiques", qui doivent finalement être réconciliés avec les lois de la physique.
  2. La technologie déclenche des effets psychiques soit à dessein soit comme une conséquence de ses manifestations. Ces phénomènes de conscience sont aujourd'hui trop courants pour être ignorés ou relégués dans la catégorie des faits exaggérés ou ill-observed. Tous ceux d'entre nous ayant enquêté sur les observations rapprochées sont devenus familiers de ces effets.
  3. Le but de la technologie pourrait être une manipulation culturelle — peut-être mais pas nécessairement sous le contrôle d'une forme d'intelligence non-humaine — auquel cas les effets physiologiques et psychologiques sont un moyen pour atteindre cette fin. Maus le parapsychologiste avec un cadre Jungien pourrait arguer que l'inconscient collectif humain est également une source potentielle pour de tels effets — sans le besoin d'invoquer une intervention extraterrestre.

Le problème de l'incommensurabilité

Les considérations ci-desus nous ramènent à la considération du paradigme SETI. De nombreux chercheurs SETI réalisent maintenant que nous ne pouvons être si présomptueux en présupposant que les cultures ET, possédant une incompatibilité cognitive avec nous, se comporteront comme les font les humains au 21ème siècle. En particulier, il n'y a aucune raison de les restreindre à une technologie de communications basée sur la radio et d'exclure le voyage à travers l'espace interstellaire, la transmission d'imagerie ou l'envoi de sondes automatisées. Ainsi le programme SETV/SETA recouvre l'ufologie basée sur l'HET. Tous deux sont dédiés à la détection d'une intelligence non-humaine sur ou près de la Terre, démontrant un décalage de paradigme s'éloignant de la "vision SETI orthodoxe" et du principe de banalité.

Le vision selon laquelle les ETs et humains pourraient avoir des manières différentes de conceptualiser le monde telles qu'il ne puisse pas y avoir de compréhension mutuelle est désignée comme le "Problème de l'Incommensurabilité" dans la littérature SETI [13] [14]. L'incompatibilité cognitive ou Problème d'Incommensurabilité entre les cultures humaines et ET garantiront que ces dernières développeront des techniques de communication autres que la radio. Les cultures ET pourraient envoyer des signaux radio et optiques vers la Terre mais pourraient aussi envoyer des signaux dans une variété d'autres formes telles que des images holographiques, des signaux psychiques ou autres liés à la conscience, des neutrinos modulés, des bursters de rayons gamma, des wormhole-modulated starlight caustics, des signaux générés par des techniques de lentilles gravitationnelles, des rayons X modulés, des signaux téléportés quantum, ou un effet theoretic quantum field, etc. Le Problème de l'Incommensurabilité s'applique même au problème de compréhension des manifestations de PAN dans le cadre de l'HET.

Au coeur du Problème d'Incommensurabilité se trouve la vision qu'aucune espèce intelligente ne peut comprendre la réalité sans faire certains choix méthodologiques, et que ces choix pourraient varier de civilisation en civilisation [15]. Si les entités ETs et les PAN ont des biologies différentes et vivent dans des environnement considérablement différents de ceux des humains, ils pourraient bien avoir des buts différent pour leur science, et des critères radicalement différents pour évaluer le succès de leur science. Leurs mécanismes exploratoires, leurs préoccupations prédictives, leur mode de contrôle sur la nature pourraient tous être très différents, et on devrait s'attendre à ce que leurs moyens de formuler des modèles de la réalité diffèrent de manière drastique des nôtres [16].

A cet égard, il existe une caractéristique supplémentaire qui doit être mentionnée comme soutenant les paradigmes SETI alternatifs. L'insistance du cryptage/décryptage du programme SETI sur des images picturales ou messages est prédit sur la supposition que les ETs ont une vue semblable aux humains vis-à-vis de la "vision SETI orthodoxe" (Oliver et al., 1973). Nous observons que cette insistance is not so much a reflection of the primacy of vision in humans, but rather a reflection of the philosophical assumptions about the proper means of gaining knowledge. Hence, anthropocentric selfselection becomes manifest within the SETI and UFOlogy "orthodox view".

Michel Foucault asserts that human reliance on science is based on studying visible characteristics of objects [17]. The belief that true knowledge must be acquired from sight originated in the 17th century. This emphasis on sight led to eliminating the othersenses as potentially valuable sources of scientific information.

Sans même soulever la question de savoir si les ETs ou les entités des PAN peuvent "voir", nous serions peut-être sages de ne pas surestimer l'importance des représentations picturales qui en ont été faites. La même chose s'applique aux transmissions ET/PAN vers nous. Nous pouvons voir et acquérir de la connaissance par la vision, mais les signaux ET/UAP bombardant potentiellement la Terre pourrait être mal compris, non reconnus ou non détectés parce que nous n'employons pas des paradigmes impliquant nos autres modalités, comme un fonctionnement psychique. On en trouve de nombreux exemples dans des interactions entre des humains de cultures différentes [18] et dans les apparitions Mariales où les témoins principaux sont souvent des enfants sans éducation et illetrés (Fatima, Lourdes, Guadalupe).

Cette dernière observation pose des contraintes sur ce que nous pouvons attendre comme réaction ET à des signaux envoyés de la Terre. Because we cannot be certain of the nature of ET/UAP recipients of our deliberate messages and they cannot be certain of our nature when sendingus their messages a priori, it is difficult to construct pictures that will be unambiguous. To some extent, ET/UAP viewers of our pictograms may project characteristics from their own species-specific experiences onto our messages, and we certainly project our own species specific experiences onto their messages. The former may be the cause for the lack of detected ET signals (save for those 100+ radio and optical signals which were not falsepositives but also not repeated by their source) while the latter can be the cause of the current impasse in the study of UAP phenomena.

Sémiotique

In his analysis of the communication problem SETI Institute psychologist, Doug Vakoch, hasadvocated the application of semiotics, the general theory of signs [19], where asign is something that represents something else, the signified. For example the words "thecoin" might represent a particular object you hold in your hand.

In interstellar messages, in terms of classical information theory, there is no innaterelationship between the form of the message and the content borne by the message. Once theinformation of the message is decided upon, an efficient means of encoding it is sought. Inthis approach, there is a purely arbitrary connection between content and form of the message.Semiotic-based messages have a wider range of possibilities for relating form and content.Semioticians categorize signs according to the ways that the sign and signified arerelated to one another. In the association between the sign "the coin" and its signified object,this relationship is purely arbitrary. The sign for this object could have well been "the poof hoffer". This is a purely conventional association. In semiotics, when the associationbetween sign and signified is arbitrary, the sign is referred to as a symbol. With symbols,there is no intrinsic connection between the form of expression (the sign) and the content thatis expressed (the signified).

There are alternatives to the arbitrary connection between sign and signified that areseen in symbols. One alternative is the icon, a sign that bears a physical resemblance to thesignified. With icons, the form of the message reflects its contents. For example, the profile ofthe man on a modern American quarter is an icon for a specific man who was the firstPresident of the United States. We can also represent the same man with the symbol "GeorgeWashington". In the former case, the image of Washington is an icon because it physicallyresembles the signified. Icons can also be used when the signified is less concrete. Forexample, the scales of justice icon represents the concept of justice because there is similaritybetween the sign (scales that balance two weights) and the signified (concept of justice, whichinvolves a balance between transgression and punishment). At Fatima, the entity firstdescribed (in the 1915 sightings) as an "Angel of Peace" within a globe of light became a"Lady of Light" in the 1917 observations. In turn she became identified with the symbol ofMary, and ultimately with the Virgin herself.

It is also helpful to realize that icons are not specific to the visual sensory modality. Itis possible to have a sign that physically resembles the signified in a nonvisual way. Forexample, the fly Spilomyia hamifera beats its wings at a frequency very close to the wing-beatfrequency of the dangerous wasp Dolichovespula arenaria. As a result, when one of these fliesis in the vicinity of a group of these wasps, the fly gains some immunity from attack by birds.The fly's mimicry of the wasps occurs within the auditory modality. It is not attacked bywould-be predators because it sounds like the wasps. In short, the fly's defense strategy isbased on producing an auditory icon, in which the fly's wing-beating (the sign) physicallyresembles the wing-beat of the wasps (the signified) [20].

Icons could function in any sensory modality. Given that we are not sure whichsensory modality may be primary for ETs/UAP, a sign for communication that is not relianton any particular sensory modality would be preferable. In SETI/CETI, electromagneticradiation is used as an iconic representation, allowing a direct communication of concepts(Earth chemistry, solar system organization, human DNA, math, geometry, etc.) withoutencoding the message into a format specific to a particular sensory modality. In using icons,the message's recipients are pointed directly toward the phenomena of interest, and nottoward our models of these phenomena.

From a more complete perspective, the sign and the signified are in a triadic with theinterpreter of the relationship. Thus, the similarity that exists between an icon and its referentdoes not exist independently of the intelligence perceiving this similarity. Although iniconicity there is a natural connection between the sign and the signified, this connectioncannot exist without intelligence to observe the connection.

Ultimately, the problem of iconicity is that similarity is in the eye of the beholder. Andbecause we do not know what ETs/UAP are really like, we cannot be sure that what to usseems an obvious similarity will be seen as such by an intelligence with a different biology,culture, and history, possibly originating in a different universe. Thus, judgment of similarityis not purely objective, but is influenced by a variety of factors that impact conventions ofinterpretation.

Les UAP et le problème des abductions

The aforementioned behavior of UAP is not fundamentally absurd. This apparent absurdity ismerely a reflection of the cognitive mismatch or the Incommensurability Problem that existsbetween humans and the phenomenon.

In this particular case, UAP are sending the message and we are the recipients. Themessage(s) sent to us are icons, icons fashioned by the phenomenon and sent to us via varioussensory modalities. The difference between our respective cultures, biologies, sensorymodalities, histories, dimensional existence, physical evolution, models of nature and science,etc. may be directly responsible for our lack of understanding of the phenomenon and itsmessage. We cannot see what UAP believe to be (iconical) similarities in the message that isintended for us. These stated differences directly impact our conventions of interpretation insuch a way as to impair our recognition of the "similarity" between the sign and the signifiedcontained within the icons of the UAP message, further impairing our ability to "see andunderstand" the potential message or pattern.

The difference between the sensory modalities of UAP entities and humans may beresponsible for our inability to properly detect the UAP message (icons) and correspond withthem. This difference may also prevent us from correctly interpreting what their icons are ifwe do in fact recognize them. In this regard, recall that we will project our own speciesspecificexperiences onto their icons (messages) thus manifesting the appearance of"absurdity" during the human-UAP interaction.

Les cas d'enlèvements à bord d'ovnis pourraient exemplify this, au sens où les activités "absurdes" (orscenes) concurrent with abduction events could merely be the iconical defense mechanismdeployed by the UAP to protect itself from the subject much like the way Spilomyia hamiferaprotects itself from birds by mimicry.

Kuiper [21] et Freitas [22] suggest that ETs/UAP visiting Earth would find itnecessary to hide themselves from our detection mechanisms until they have assessed ourtechnological level or potential threat and hazards. They would employ an adaptive multilevelrisk program to avoid danger. Low observable stealth such as simple camouflagethrough mimicry, which works well in nature, may be the technique of choice for visiting UAP/ETI experienced in surveillance [23]. Examples of mimicry techniques areUAP/ETI entering the atmosphere with either the look or trajectory of a meteor or hiddenwithin a meteor shower, behaving like dark meteors without the associated optical signature,hiding within an artificial or natural cloud or a satellite reentry, behaving as pseudo-starssitting stationary over certain regions, or mimicking man-made aircraft's aggregate features(Stride, 1998). Another possibility is mimicry techniques employed for the manipulation ofhuman consciousness to induce the various manifestations of "absurd" interactions or sceneryassociated with the encounter. Yet another would be to appear as an entity recognizablewithin the target culture as an angel, demon or deity.

Conclusion

L'ingéniérie moderne nous a familiarisé avec des technologies d'affichage produisant des images tridimensionnelles avec couleur, mouvement et perspective par le biais de dispositifs physiques. Nous spéculons que les UAP sont analogues à ces technologies d'affichage mais utilisent une gamme de variables plus large pour opérer sur les percipients et, à travers eyx, la culture humaine. La longue échelle de temps et la nature globale des effets rend difficile de tester les hypothèses impliquant de tels effets culturels.

La science-fiction nous a familiarisé avec le concept de machines ou êtres projettant une image d'eux-mêmes confusant systématiquement les observateurs. On pourrait imaginer que les PAN représentent des appareils physiques équipés de moyens d'interragir avec l'atmosphère environnante comme avec les sens des observateurs de manière à convoyer une fausse image de leur nature réelle. On pourrait arguer qu'un tel objet pourrait utiliser des appareillages à micro-ondes pour créer des hallucinations perceptives chez les témoins (y compris des messages qui sont entendus ou vus par un individu seul ou un groupe).

Même un tel schema complexe, cependant, ne parvient pas à expliquer l'ensemble des effets rapportés et les changements de comportements subsequents chez les témoins les plus rapprochés. Nous devons supposer quelque chose de supplémentaire, le déclenchement de processus deep-seated au sein de leur personalité. La question devient alors : dans quelle mesure ces effets démontrent-ils une action volontaire des operateurs ? Pour répondre à cette question, et pour tester plus complètement l'hypothèse que les phénomènes UAP sont de nature à la fois physique et psychique, nous avons besoin d'enquêtes bien meilleures, un élévation conséquente de la qualité des données, et une analyse plus informée seulement de l'objet décrit, mais de l'impact de l'observation sur les témoins et leur environnement social. En d'autres mots, nous devons développer une méthodologie multidisciplinaire englobant l'ensemble des 6 niveaux que nous avons identifiés, et qui puisse être appliquée à la SETI comme aux phénomènes ovnis et les rencontres rapprochées avec les entités associées avec eux. Une telle méthodologie ouvrirait la voie au test rationnel d'hypothèses dans un domaine important qui a été douloureusement négligé par le courant scientifique principale depuis trop lontemps.

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21/11/2007
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