Le robot Jazz, l’avenir de l’avatar ?

 

Le robot Jazz, l’avenir de l’avatar ?

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Dialoguer à distance avec un patient, un professionnel de santé, ou assister à une conférence sans être présent est déjà possible avec des caméras et écrans. Aujourd’hui,  grâce aux robots de téléprésence, il est désormais possible non seulement de dialoguer, mais de se déplacer, d’explorer du regard un endroit. Une sorte de téléportation virtuelle ! Nous avons interviewé Jean-Michel Billaut, qui pilotait un robot Jazz lors du lancement de sa version 2 par son fabricant français, Gostaï.

Et si  un robot nous aidait à nous téléporter dans un endroit très éloigné ? Ce qui ressemble à une hypothèse de science-fiction est désormais possible dans certaines situations, grâce aux robots de téléprésence comme le robot Jazz, fabriqué en France par la société Gostaï. Lors de la présentation de la deuxième version de ce robot à Paris, nous avons fait la rencontre de Jean-Michel Billaut, célèbre blogueur et féru, depuis la fin des années 70, de nouvelles technologies.

Mr Billaut, comment est-ce que vous avez découvert l’existence du robot Jazz ?


Jean-Michel Billaut : Je connais le patron de Gostaï depuis des mois, des années même, donc j’ai su au fur et à mesure que qu’il faisait. Par ailleurs, lors de LeWeb 2011 [NDLR : conférence annuelle centrée sur les blogs et les nouvelles technologies], France Télévision a voulu monter une opération avec ce robot et m’a demandé de me "couler dedans" pour que je puisse déambuler dans LeWeb’11. Les gens s’agglutinaient atour du robot, je leur disais bonjour et parlait avec eux. J’ai ainsi pu dialoguer, via Jazz, avec des Canadiens, des Chiliens, des Danois, des Anglais, des Français, etc.

Entièrement pilotable à distance avec un ordinateur et une connexion internet, pesant quelques kilos et d’une autonomie de 3h30 environ, Jazz permet de se déplacer, de regarder autour de soi et de parler.

Comment faites-vous pour contrôler le robot Jazz ? Est-ce que c’est facile ? Avez-vous un joystick pour le piloter ?

Jean-Michel Billaut : Je le manipule comme un jeu vidéo : je clique dans l’image transmise par la caméra située à l’avant de jazz, un système de navigation s’active et je peux ensuite me déplacer dans toutes les directions grâce à un curseur.

En pilotant à distance le robot Jazz, il est possible  de participer quasi-physiquement à des réunions ou à des évènements. Cela peut aussi permettre à des personnes ayant des difficultés à se déplacer, comme Jean-Michel Billaut, de se rendre dans un lieu éloigné, inaccessible sans aide.

Jean-Michel Billaut : Je suis amputé d’une jambe depuis 2 ans. J’ai une prothèse avec un genou électronique, néanmoins venir  dans la salle où sont tournées ces images aurait été très compliqué.

Jazz a également fait son entrée dans le monde médical. Des robots situés dans les différents services permettent aux médecins absents physiquement de voir leurs patients, de regarder un compte-rendu, de répondre aux questions.  Ils peuvent aussi permettre à un patient de voir facilement ses proches. Cette sorte d’avatar matérialisé devrait donc, dans les années qui viennent, participer à l’amélioration et l’intensification des échanges entre les professionnels de santé, les patients et leur entourage.


Reportage de Jean-Philippe Rivière et Karine Lubasch, le 3 février 2012.



31/10/2013
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